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Beaujolais Villages Trail 2013

Publié le par yanshkov

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Il en aura fallu du temps pour sortir de l'hiver mais ce dimanche 14 avril le soleil et le beau temps sont bien là pour la 3ème édition du Beaujolais Villages Trail (BVT puisqu'on aime bien les abréviations) . Cette épreuve elle occupe mon esprit depuis de nombreuses semaines mais il s'en ait fallu de peu pour que, comme en 2012,

 je doive y renoncer . Avec ma fracture de l'omoplate cet hiver et une reprise tardive, pas évident de préparer comme il se doit une épreuve aussi exigente (64km et 3100m+ sur le papier) . Ces dernières semaines je sens que musculairement je suis prêt mais je sais aussi qu'il me manque pas mal de séances de vitesse et qu'il va être bien difficile d'accrocher le podium d'autant que le plateau est de grande qualité (François D'Haene, Alexandre Hayetine, Frédéric Desplanches, Rémy Coquard et j'en passe) . Je me rassure en me disant que la connaissance du terrain sera un atout et que sur une telle distance beaucoup de choses peuvent arriver ... Cette course c'est aussi pour moi l'occasion de marquer de précieux points au Beaujolais Endurance Tour puisque nous ne sommes a priori pas nombreux à nous lancer sur la plus longue manche du challenge, les autres ayant opté pour le 28km n'apportant qu'un bonus de points (si c'est pas clair, lisez le règlement !!) .

  

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 la bande de Cap Chulemo

 

A la salle des fêtes de St-Etienne les Oullières, je retrouve de très nombreuses connaissances et les minutes à se préparer et à discuter défilent à une vitesse folle . Le stress que j'ai pu ressentir ces derniers jours (pression que je me mets un peu sur les épaules et petites douleurs qui apparaissent de partout !!) a disparu comme si le fait de ne plus se sentir seul à partir à l'assaut d'un tracé très exigeant y était pour quelque chose ...

 

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A 7h30 le départ est donné au presque 200 concurrents . Quelques centaines de mètres de goudron dans l'artère principale du village en guise d'échauffement et nous voilà déjà à courir et tournicoter au milieu des vignes . Je suis à l'arrière d'un groupe d'une dizaine de gars qui ont pris les commandes . Les sensations sont moyennes pour moi mais l'allure pas trop élevée me permet de rester au contact . Tous les favoris sont là et il est important de ne pas perdre trop de temps sur les premiers kilomètres . Au bout d'une vingtaine de minutes nous arrivons du côté du Perréon où commence une longue ascension qui doit nous mener sur les crêtes . Mes sensations se confirment, je ne suis pas dans un grand jour et je n'arrive pas à accrocher le wagon de tête qui mètre par mètre me distance . Un peu comme aux Citadelles il y a 15 jours, le début de course est chaotique pour moi : impossible d'accélérer et de hausser le rythme . Je me réconforte en me disant que la course va être (très) longue et que certains devant vont se griller les ailes (surtout avec le soleil qui va bientôt cogner !) . 

 

La grimpée vers le Crêt de l'oiseau n'est pas très régulière avec des passages très roulants et quelques côtes plus raides . Un pointage a lieu au 7ème km où je passe en 10ème position . Devant quelques coureurs sont décrochés du groupe de tête et me laissent espérer un possible retour sur eux si les sensations s'améliorent . J'aperçois les gars en tête sur le chemin juste au-dessus et François m'encourage en me voyant . Je lui fait signe le doigt enfoncé sous la gorge que je suis dans le dur ... En me retournant je constate que mon copain Vincent Aujogues n'est pas très loin et la perspective de faire un bout de chemin avec lui n'est pas pour me déplaire . Il me rejoint assez rapidement et il m'annonce qu'il compte rester avec moi le plus longtemps possible . Néophyte sur ce genre de distance, il compte sur mon expérience pour rejoindre l'arrivée . 

 

Arrivés sur les crêtes nous voyons 2 ou 3 coureurs au loin mais les premiers ont totalement disparu . En consultant ma montre, je me rassure en voyant que nous sommes à plus de 11km/h de moyenne depuis le départ, malgré l'ascension . Vincent mène le rythme dans les côtes et je passe devant dans la courte mais technique descente vers la Source du Beaujolais . Nous descendons sans prendre trop de risque (nous sommes tous les deux des habitués de l'entorse de cheville) et en essayant d'économiser au mieux les cuisses . Cela ne nous empêche pas de revenir sur Pierre Salet qui semble ne pas être très à l'aise en descente . Un petit kilomètre le long du ruisseau permet de courir un peu mais très vite je dois me résoudre à la marche dans la côte menant à la Cime de Cherves .

 

 

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Vincent et Pierre Salet trottinent par endroit et me prennent quelques longueurs mais à proximité du sommet et devant l'objectif de Pascal (Photogone), je me remets à courir et revient sur mes compagnons après quelques centaines de mètres de descente .

 

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Ma maman et Murielle sont là, à proximité du ravitaillement . Je n'ai pas besoin de remplir mes bidons et je bois juste quelques verres d'eau et mange un petit bout de banane . On nous annonce que les premiers sont passés depuis 8' . Ah ouais quand même, après 16km ça fait beaucoup !

 

Je quitte le ravito en compagnie de Vincent et une nouvelle côte bien raide se présente à nous (1 km et 200m+) . Salet la passe tout en courant mais nous sommes plus raisonnable en optant pour la marche active . En haut le père de Vincent et des copains en VTT sont là pour nous encourager . Comme précédemment, la descente qui suit nous permet de revenir assez facilement sur notre compagnon . Les kilomètres qui suivent jusqu'à la Sablière (km 21) sont vallonés mais permettent de courir aisément et c'est tous les trois ensemble que nous les parcourons . Une nouvelle côte permet à Pierre de se faire la belle . On a l'impression qu'il ne sait pas marcher mais je sens en le voyant qu'il ne va pas pouvoir tenir le rythme très longtemps si il ne s'économise pas un peu . Avec Vincent on est plutôt sur un rythme rando-active et sachant ce qui nous attend par la suite, c'est pas plus mal ! 

 

A l'entame de la ludique descente vers le ruisseau de Chardilles, un gars (Yves Truchet) nous revient dessus . C'est jamais bon signe quand on commence à se faire rattraper mais après un petit peu plus de 2h de course, nous n'en sommes qu'au début alors rien d'alarmant, il faut rester concentré et à son propre rythme . On négocie très bien le slalom à travers les arbres et les multiples traversées de ruisseaux et revenons une fois de plus sur Salet à la fin de la descente . Et sur le BVT, qui dit fin de descente dit début de montée ! Et celle là elle est coriace . D'abord en pente douce, le pourcentage augmente régulièrement et c'est un véritable mur à travers la forêt qu'il faut se farcir au final .

 

Vincent et Yves semblent bien et prennent quelques mètres tandis que je suis dans le sillage de Salet qui a pris le temps de remplir son bidon dans un ruisseau . Il me demande si je veux passer devant mais notre rythme me va très bien, efficace mais économique . Un court replat sur un chemin permet de trottiner un peu avant une dernière grimpette au milieu des sapins . Mes compagnons m'ont un peu distancé mais je sais que la partie roulante qui arrive m'est favorable et que je devrais pouvoir revenir sur eux . A ce moment là, je vois 200m devant moi Vincent montrant du doigt à Pierre le Mont Soubran que nous devons rejoindre d'ici quelques kilomètres . Vu d'ici ça ne parait pas trop dur mais quand on sait qu'il faut d'abord redescendre tout en bas dans le vallon .... Pour le moment je me régale de la vue qu'offre ce passage sur les crêtes même si une légère crampe au mollet vient me rappeler qu'il faut boire beaucoup et régulièrement avec la chaleur qui se fait de plus en plus sentir .

 

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Je profite des kilomètres plutôt roulants pour revenir sur le trio et c'est ensemble que nous arrivons au ravitaillement du Col de la Croix Marchampt .

 

Je suis passé ici en vélo de très nombreuses fois mais je n'avais jamais vu cette petite cabane en contrebas avec table et bancs . C'est ici que les bénévoles ont installé les victuailles . Murielle me remplit mes bidons avec ma boisson tandis que j'avale les traditionnels bouts de banane et m'arrose la tête de quelques verres d'eau . Je repars en finissant de grignoter et Murielle m'accompagne pendant quelques mètres et m'informe que quelques coureurs devant nous ne sont pas au mieux .

 

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Vincent me rejoint rapidement mais pas les 2 autres gars qui semblent avoir pris leur temps . Nous continuons donc notre bonhomme de chemin sur le même rythme régulier depuis le début : descente prudente à l'économie, course sur le plat et les faux plats et marche quand ça commence à monter . J'ai le pouce de mon pied droit qui commence à faire un peu mal, la faute à une chaussure pas assez serrée . Je prends donc le temps de refaire  le laçage des 2 chaussures avant d'attaquer la longue descente roulante sur le village de Marchampt . André venu en vélo est là pour nous encourager alors que nous traversons le village et que sans répit nous attaquons la longue ascension vers le Mont Soubran (894m) . Près de 500m+ pour rejoindre le point culminant de la course ... 

 

Le début est bien pentu et nous marchons pendant de nombreuses minutes, le temps de rejoindre un chemin plat qui nous permet non pas un répit mais de relancer un peu l'allure . Mon assistance (Murielle pour les ravitos et ma mère pour les photos) est là et me permet de boire quelques gorgées de St Yorre bien venues .

 

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La pente se fait plus douce par la suite et nous nous remettons à trottiner jusqu'au pied de la rampe finale vers le Mont Soubran où il faut par endroit mettre les mains pour grimper . Heureusement nous sommes à l'ombre au coeur de la forêt et la chaleur est moins pesante . Au sommet, nous prenons quelques secondes pour contempler la superbe vue sur le Mont Blanc qui s'offre à nous avant de plonger dans une nouvelle descente . 

 

Nous courons depuis presque 4h30 et je constate que notre rythme n'a finalement pas trop fléchi depuis le début . Musculairement je suis encore bien même si je prends de légères crampes au mollet vite atténuées par la prise de sporténine . Au niveau alimentation, tout va bien et les barres et la boisson maison que j'utilise désormais (petit article dédié prochainement) ne me procurent aucune sensation de saturation ni de coup de moins bien .

 

Le père de Vincent nous encourage au passage du hameau des Santaillers et nous annonce que Céline, la soeur de Vincent, est en tête chez les filles . Un court passage sur route (l'un des seuls de toute la course) nous permet d'augmenter un peu l'allure avant d'attaquer la partie finale menant à Bonnevay et son ravitaillement . Pas de très gros pourcentages mais nous alternons tout de même course et marche et je profite d'un petit ruisseau que nous traversons pour y tremper et rafraichir mon bob . On aperçoit enfin la belle bâtisse de Bonnevay et de nombreux spectateurs .

 

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Je les rejoins en trottinant et surprise je vois François au milieu d'eux . Il me dit qu'il arrête en raison de pieds douloureux . Son abandon nous permet de gagner une place et de conforter notre rang dans le top 10 . Je fais le plein des bidons, avec de l'eau cette fois car Murielle a oublié ma boisson au ravito précédent . Pas trop grave, c'est surtout de l'eau qu'il faut avec cette température . Je grignote aussi une banane et boit un peu de Coca . Comme à chaque fois, mon arrêt au stand est bref car je pars du principe qu'il faut toujours être en mouvement quelque soit la vitesse .

 

Même si il reste encore plus de 20 bornes à faire, on commence à sentir l'arrivée de plus en plus proche . Notre connaissance quasi parfaite du parcours est un atout et nous savons que malgré les difficultés à passer, on a quand même fait le plus gros ! Le passage qui suit en hors piste nous révèle tout de même de bien belles surprises : des troncs d'arbres en travers, des ronces, des cailloux, des petits dévers ... Pas évident à négocier le passage dans la forêt de Fontmorte ! Une fois sortie sans encombre de cette jungle, il faut plonger à nouveau dans une descente menant vers un fond de vallée . L'allure est bonne et ni Vincent ni moi ne semblont faiblir malgré les kilomètres dans les jambes . Arrivé au hameau des Buyats, c'est reparti pour une nouvelle côte menant à la Croix des Forces (déjà franchie à la Calad'trail il y a 1 mois mais par un autre versant) . Là encore la pente n'est pas toujours régulière et quelques courtes descentes permettent de trottiner un peu . Une vue dégagée derrière nous nous permet de constater qu'il n'y a personne en chasse et que nous sommes a priori à l'abri d'un retour de coureurs de l'arrière . Petit hic, un gêne sous le pouce droit mais rien de trop handicapant, juste un petit échauffement . 

 

A la Croix des Forces, nous voyons en contrebas le château de Varenne où nous devons aller . Il ne semble pas très loin mais le chemin en pente douce pour y aller n'est pas direct et fait quelques détours .

 

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Heureusement les jambes permettent de courir encore assez vite, autour de 15km/h . Mon copain Seb Capel, présent pour tourner un clip vidéo de la course, immortalise notre descente au passage . On arrive enfin à Varenne où il y a pas mal d'effervescence entre les touristes, les bénévoles et nos familles .

 

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Ma maman, André et Murielle rejointe par ses parents y ont pique-niqué en nous attendant . Faut dire qu'il est presque 13h30 ... Je fais le plein des bidons, bois à nouveau de la Saint-Yorre pour le plein de sels minéraux et, je vous le donne en mille, ingurgite de la banane ! 

 

Il reste 13 km de course et encore une belle côte à passer pour retrouver à nouveau les crêtes . Ca descend un peu après le château jusqu'à Cherfeux où commence l'ascension . En 2011 (2ème sur un parcours de 47km), j'étais quasiment revenu sur Stéphane Maure à cet endroit mais la longue piste en lacets menant à la Place aux filles ne m'avait pas permis de refaire mon retard . Cette année, pas de piste au programme mais un tout droit dré dans le pentu pour atteindre le haut de la côte . Difficile d'en vouloir à David de nous faire passer par là puisque c'est une idée de .... moi ! Quitte à marcher, autant que ce soit dans du très raide, ça passe plus vite ! Et finalement ça passe bien malgré des amorces de crampes aux adducteurs . Vincent est encore assez bien mais depuis un moment déjà il me dit qu'il veut qu'on finisse ensemble . 

 

Une fois sur la crête on retrottine un peu et surprise, juste après avoir croisé Anne, la compagne de Vincent, on voit pas très loin devant nous un coureur avec des bâtons . Pas de doute, c'est Sébastien Gérard, le savoyard du Beaufortain, vainqueur 2012 de l'Ultra du même nom, qui semble pas au mieux . Et si il y avait d'autres concurrents en perdition devant ? Avec Vincent, nous ne nous excitons pas pour autant et on négocie le dernier raidillon avant la descente sur la Sablière en marchant . Au moment d'aborder celle-ci, nouvelle surprise, un coureur surgit d'un chemin sur la droite . Il s'agit du sudiste Gilles Spagnol que m'avais présenté Jean Claude Banfi au départ ce matin en me disant qu'on allait sûrement faire un bout de chemin ensemble . Petit moment de panique dans ma tête en me disant qu'on s'est peut être trompés avec Vincent mais cette hypothèse est vite abandonnée, on connaît trop bien le parcours et c'est bien Spagnol qui s'est planté et a fait un peu de rab avant de faire demi-tour . Nous sommes à 10 kilomètres à peine de l'arrivée et voilà que la 7ème place semble désormais accessible . Spagnol semble bien fatigué et nous ne tardons pas à revenir sur Gérard qui me dit qu'il a des contractures aux mollets et qu'il ne sait même pas si il va finir .  

 

Il ne reste pratiquement que de la descente et je prends la tête du groupe suivi par Vincent et Gilles . Je commence à sentir un peu la fatigue mais j'arrive à bien courir sur le plat et les faux plats descendants que nous empruntons . Nous passons à proximité du Perréon et empruntons une partie du parcours de ce matin, dans le même sens . Vincent, toujours à l'aise, creuse un peu l'écart sur moi tandis que je suis un peu émoussé et dois marcher pour rejoindre le dernier ravitaillement . On m'y annonce 5ème et je comprends qu'il s'est passé quelque chose en tête de course et qu'il y a probablement eu une erreur de parcours (dur à croire tant le balisage est parfait) . Depuis quelques kilomètres, que de rebondissements ! Alors que nous pensions finir tranquillou dans le top 10, voilà qu'à quelques encablures de l'arrivée le top 5 est en vue avec à la clé le podium et des points précieux pour le classement du Beaujolais Endurance Tour . On nous annonce même que le 3ème n'est pas très loin ...

 

Malgré cela, j'ai du mal à relancer sur la partie goudronnée qui suit cet ultime ravito . Gilles est repassé devant mais il ne semble pas mieux que moi . Je sais que dans quelques centaines de mètres, le parcours va plonger sur la droite et que le profil sera pratiquement tout en descente . Je suis à une centaine de mètres de Spagnol mais grignote petit à petit mon retard et je profite d'un petit coup de cul pour le rejoindre et je l'encourage au passage à s'accrocher . Mais il est cuit et je trouve au fond de moi les ressources nécessaires pour faire les ultimes kilomètres à plus de 14km/h . Vincent qui me voit revenir lève un peu le pied et je le rattrape alors qu'il ne reste plus qu'un kilomètre à faire .

 

 

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La dernière ligne droite au milieu des vignes semble bien longue mais en me retournant je constate que Spagnol est vraiment trop loin pour nous menacer et nous avons le temps de savourer avec les potes de Vincent postés au sommet de la butte . Un peu plus loin, c'est les amis de Cap Chulemo qui ont dressé une grande table pour attendre leurs coureurs qui me font une énorme ovation au passage . Ca fait chaud au coeur ! Une ultime crampe m'oblige à ralentir juste après mais en 2-3 mouvements de respiration elle disparait . 

 

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Après 7h18 à gambader, nous voilà enfin dans la ligne droite menant à l'arrivée . Nous nous tapons dans les mains avec Vincent et amicalement il me laisse aller prendre la 4ème place et les précieux points pour le Beaujolais Endurance Tour . Je m'écroule au sol une fois la ligne franchie, encore tout étonné par cette fin de course inattendue . 

 

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D'un côté il y a l'impression d'avoir un peu volé ce classement dans les 5 premiers mais de l'autre il y a le sentiment que ces aléas font partis du trail et qu'avec un parcours parfaitement balisé (bravo à David Uliana, Vincent Sauzon et toute leur équipe !!) , il s'agit d'une faute d'inattention des gars qui se sont égarés . Et puis peut être que la chance me sourit aussi un peu désormais après 2 années un peu malchanceuses ...

 

Un grand bravo en tout cas à Rémy Coquard qui nous met une belle valise (!!!) et à Céline Aujogues qui gagne sur ses terres . Et chapeau aussi à tous les finishers (qui vont pouvoir porter fièrement leur bonnet finisher cet hiver !!) et aux moins chanceux qui ont tenté l'aventure .

 

CLASSEMENT

  podium bis           

Place à une petite période de récupération avant d'enchainer avec les 3 prochaines manches du BET et le Grand Trail Stevenson en Juillet .

 

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Beaujolais Villages Trail à chaud

Publié le par yanshkov

Une inespérée 4ème place à l'issue des 65km et 3400m+ (7h18) du magnifique mais exigeant BVT 2013 . Après un départ difficile où les sensations ne sont pas au rendez-vous je navigue avec mon copain Vincent Aujogues au alentour de la 10ème place . Des erreurs de parcours, des défaillances et des abandons à l'avant nous permettent de monter in extremis sur le podium . La roue tourne après une saison 2012 un peu malchanceuse (erreur de parcours sur la TDS et 2 entorses) !

 

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Ma première partie de saison est terminée et le bilan est bon puisque je prends la tête du MAXI-BET . Le plus dur désormais va être de la garder mais je compte bien ne rien lâcher !! En attendant place à une semaine de récupération avant d'attaquer la préparation au Grand Trail Stevenson prévu en juillet et les 3 manches du BET .

 

Un CR à rebondissement et de nombreuses photos prochainement ...

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Star à domicile !

Publié le par yanshkov

Dimanche je cours dans mon jardin . Et ça met un peu la pression ...

 

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Publié dans esprit-trail

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Trail des Citadelles 2013

Publié le par yanshkov

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Le Trail des Citadelles, je devais le courir en 2012 mais une entorse à la cheville m'en avait empêché . J'avais quand même fait le déplacement et passer un bon week-end à faire l'assistance pour les copains Vivien Batista et Mathieu Robbe et assister à la belle bagarre entre Karrera, Cazajous, Chorier and Co .  Mais une course, c'est quand même mieux de la vivre avec un dossard alors quand Michel Arnaud, l'excellent organisateur me propose de reporter mon inscription sur l'édition 2013, je n'hésite pas longtemps, d'autant que je remarque qu'elle a lieu le 31 mars, jour de mes 34 ans ! Je renonce cependant au grand parcours de 72km pour celui de 40, à 2 semaines du 1er objectif de l'année, c'est plus sage .

 

Comme en 2012, le long voyage par la route se passe sans encombre, on fait un petit crochet par l'aéroport de Montpellier récupérer Sébastien S, un collègue Raidlight de Nantes avant de filer vers Lavelanet où nous récupérons les dossards . Nous rejoignons ensuite notre gîte situé à Lesparrou, à moins de 10 minutes du site de départ (je vous le conseille si vous souhaitez faire les Citadelles un jour) . On "zappe" la pasta party pour une soirée riz plus calme et n'oublions pas d'avancer les montres d'une heure avant de nous coucher !

 

Le départ est donné à 8h sur la place principale de la ville . Je retrouve avec grand plaisir les copains de la Lémur Team, Stéphane et Jean-Marc mais aussi Stéphane Dessilla, rencontré ici même il y a 1 an lors de la pasta ! Je reconnais quelques autres gars prétendants au top 10 comme Lucas Humbert ou Rémy Jégard mais sinon je ne connais personne . Pourtant il parait qu'il y a un gros plateau et qu'une quinzaine de gars peuvent prétendre au podium . Pour ma part, je ne suis pas trop stressé, plutôt serein après avoir retrouvé des sensations correctes depuis une dizaine de jours . Le but est de faire une dernière sortie longue et si possible de ne pas finir trop "cramé" . 

 

Nous nous élançons alors que la petite pluie fine qui tombait depuis ce matin s'est arrêtée . Je me cale vers la 10ème position, le peloton s'étire même si ça ne part pas pas trop vite . Bizarrement, mes pulsations cardiaques ne montent pas et je me sens un peu bloqué . Je maintiens tout de même l'allure sur les premiers kilomètres assez plat . La boue, élément incontournable du trail des Citadelles, ne tarde pas à faire son apparition et je comprends dès la 1ère petite côte que ça ne va pas être qu'une partie de plaisir aujourd'hui .

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Les appuis sont fuyants, ça glisse et ça s'enfonce ! Je ne m'affole pas, ralentis un peu et marche un maximum afin de ne pas laisser trop d'énergie en ce début de matinée . Je perds donc pas mal de place et dois vite me rendre à l'évidence : le top 10 et le panier garni, ça sera pas pour moi aujourd'hui ! 

 

Je fais l'essentiel de la montée vers la crête de Madoual en marchant, en relançant de temps en temps en trottinant . Au sortir de la forêt, le soleil fait son apparition et la vue sur l'éperon rocheux du chateau de Montségur et les sommets pyrénéens encore blancs est splendide . Malgré les sensations moyennes et un petit mal de dos, je me régale ! Je retrouve Murielle dans le pré au pied de Montségur .  

 

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Il y a beaucoup de monde à cet endroit car les coureurs des 3 courses (72,40 et 20km) y passent 2 fois, à la montée puis à la descente car la grimpette vers les ruines du chateau consiste en un aller-retour . D'ailleurs j'ai vite fait de croiser les premiers qui redescendent déjà, à toute vitesse . Le sentier n'est pas large mais ça croise quand même ! Au sommet, pas le temps de s'arrêter, juste un petit tour du propriétaire et il faut à son tour se lancer dans la descente . 

 

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Je prends zéro risque sur les rochers mouillés mais les gars avec moi ne semblent pas vouloir aller plus vite . Nous sommes encouragés par les concurrents en train de monter . Nouveau passage dans le pré après déjà presque 1h15 de course et direction Montferrier où se tient le premier ravitaillement .

 

On y arrive après 4km de faux plat descendant où l'on peut courir sans problème malgré quelques traversées de ruisseaux et de passage bien boueux . J'ai réussi à accélérer un peu et distancer sans trop le vouloir les mecs qui m'accompagnaient mais une petite pause pipi leur permet de revenir . J'arrive au ravitaillement en 1h34, à une lointaine 33ème place .  Je ne m'arrête que le temps de refaire le niveau des bidons et me rendre compte que je n'ai pratiquement rien bu depuis le départ .

 

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Dès la sortie de Montferrier ça remonte fort . Les gars avec moi se mettent à marcher et je décide de me tester un peu en trottinant ce qui me permet de prendre un peu le large sur mes compagnons . Je dois tout de même me résoudre à marcher un peu plus loin tant je m'enfonce dans la boue .

 

La descente qui suit est très très glissante mais je maitrise bien mon sujet, sans prise de risque, les pieds bien parallèles en faisant des petits pas . Je double un gars les jambes complètement écartées et ne maitrisant rien . Je lui conseille ma technique en passant et j'ai tout juste le temps de l'entendre dire merci que je suis déjà bien loin !! Je cours maintenant seul, j'ai repris quelques places au classement et plus personne ne me double .

 

Un gars (Julien Delfau) me revient tout de même dessus et je reste dans son sillage durant de nombreux kilomètres . Le profil est plus roulant et on s'approche assez vite de Roquefixade . Sa présence me permet de ne pas trop mollir et nous attaquons le pied de l'ascension vers le chateau en trottinant, ce qui nous permet de rattraper encore quelques coureurs . La fin vers la crête est plus rude et la marche quasi obligatoire . Delfau me décramponne et s'en va seul, je préfère rester à mon rythme encore un peu .

 

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Au sommet, j'aperçois 4 ou 5 coureurs qui ne sont pas très loin mais je prends le temps de refermer le coupe-vent car il fait un peu froid et une petite pluie commence à tomber .

 

Une longue descente nous emmène vers le ravitaillement de Roquefort-les-Cascades . Je suis bien content de constater que malgré la fatigue, musculairement je suis bien, pas le moindre signe de crampe ou de courbature . Une petite glissade sans gravité me jette au sol et me rappelle qu'il faut être en permanence vigilant (mais une seule chute en 39km de sentiers glissants c'est pas si mal non ?!) . Juste avant d'atteindre le petit hameau où Murielle m'attend (en train de se faire offrir le café par une sympathique grand-mère), nous faisons un petit détour pour passer au pied d'une splendide cascade . Je regrette presque de ne pas pouvoir prendre une photo .

 

Je fais le point sur mes bidons et constate que je ne bois presque rien . Il me reste suffisamment pour faire les 10 derniers kilomètres alors je ne m'arrête que quelques secondes afin de me faire "bipper" au ravitaillement . Murielle m'annonce que je suis 27ème .

 

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La suite est assez plat au début sur un bon chemin . Je reviens assez rapidement sur 2 gars qui ne peuvent s'accrocher à moi et je vois à une quarantaine de secondes devant le maillot rouge de Delfau . Je le garde en point de mire pendant de nombreux kilomètres . Quelques côtes bien raides viennent émailler le final mais je sais que l'arrivée est proche et que je tiens le bon bout . 

 

Il reste tout de même une belle vacherie à se farcir à la sortie du petit village de Raissac, une côte de 1 km et presque 200m+ . Je monte cependant pas trop mal (1300m+/h) et passe encore 2 concurrents pas au mieux . A l'approche du sommet j'ai même recollé à Delfau qui me laisse passer devant au moment d'aborder la partie finale sur la crête . Il m'encourage sympathiquement en me disant de foncer mais qu'il ne sait pas si le 20ème est loin ou pas .

 

Je ne vois personne au loin alors tant pis pour le top 20 . Je garde ma ligne de conduite tenue depuis le départ : pas de risque et finir pas trop entamé . En plus, le single emprunté est assez technique avec de nombreux rochers saillants propices à entorses . J'entends enfin la voix du speaker annonçant l'arrivée et la descente finale sur la place de Lavelanet . J'en termine en 21ème position après 4h29'22" de course pour 39km et 2000m+ .

 

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Je suis bien heureux d'avoir participé à ce très beau trail et de retrouver quelques sensations . A 2 semaines du Beaujolais Villages Trail, je suis rassuré sur mes capacités à être compétitif sur les 64km et 3100m+ et même si je ne suis pas encore au top après la longue coupure hivernale, ça commence à revenir ... Place à 2 semaines de peaufinage avec repos et affûtage !!

 

CLASSEMENT

 

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Publié dans courses

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