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Analyses post-tour du Mont Blanc : vitesse ascensionnelle ...

Publié le par yanshkov

Encore un petit article au sujet de mon presque Tour du Mont Blanc . Je me suis amusé à analyser brièvement les courbes données par ma montre Polar (il faut bien qu'elle serve à quelque chose) et plus particulièrement mes temps dans les différentes ascensions que j'ai pu effectuer . J'ai aussi essayé de faire quelques parallèles avec les temps mis sur l'UTMB .

1er jour entre Chamonix et Les Chapieux

49km en 10h20' la moyenne n'est pas trop élévée . Mais ce temps tient compte des arrêts casse-croûte et regroupement des troupes . On peut estimer à presque 3h le temps total de pause sur cette étape soit une moyenne de presque 7km/h effective . Pas mal quand même .

Au niveau ascension, la première difficulté vers la Voza est faite tranquille, le temps de prendre ses marques, d'apprendre à bien utiliser les bâtons et notamment la bonne prise en main des dragonnes .
Sur la seconde bosse de la journée, le Col du Bonhomme, j'ai un peu plus lâché les chevaux ... Ce col représente un dénivelé de 1120m+ pour 7,8km . Juste après le repas aux Contamines, beaucoup de mes compagnons ont eu du mal à repartir . Moi même je me sentais un peu balonné mais un tour derrière un buisson et me voilà d'attaque !!! Dans la première partie jusqu'à la Balme, je monte à mon rythme, les pulsations oscillant autour de 150bpm et je mets 1h05 pour parcourir le trajet entre les Contamines et La Balme, soit exactement le temps mis par les meilleurs le jour de l'UTMB (ou plutôt la nuit car il est déjà 22h quand les premiers passent ici) .
Ensuite pour rejoindre le Col du Bonhomme et ses 2329m , c'est un peu plus pentu et je me suis offert une belle partie de manivelle avec Hervé (UTMB 2006 en moins de 25h ...) . Jusqu'à présent, en tant qu'accompagnateur du stage, il prenait soin de rester avec  les derniers . Mais dans cette ultime ascension, il se décide à se "dégourdir" un peu les jambes . Je lui emboîte le pas et prends une belle leçon de trail . Le rythme n'est plus le même et ma respiration se fait entendre . J'essaie de passer exactement où mon guide met les pieds, souvent hors de la trace histoire de gagner un peu de distance . C'est la puissance dans les cuisses qui joue ici et  je ne lâche rien, seulement quelques mètres à l'approche du sommet où Hervé me félicite pour ma belle foulée . Ca fait plaisir ! Bilan 44' pour rejoindre le sommet soit une vitesse ascensionnelle de 850m/h . Au niveau pulsation je ne suis pas monté si haut que ça (169 bpm max), ce qui prouve que j'avais encore un peu de réserve .

N'allez pas croire que parce que j'ai mis les mêmes temps que les Olmo, Bonaudo, Sherpa ou autres Darmaillacq sur cette ascension, je suis capable de rivaliser avec eux (enfin je pense que vous le saviez de toute façon!) . Il faut savoir que ces athlètes là sont capables de garder le même rythme pendant des heures et même des jours pour certains . Non, ce qui me rassure pour le moment c'est que j'ai une bonne foulée quand ça grimpe et que le coeur ne s'emballe pas ...

2ème jour entre les Chapieux et Courmayeur


Dès la sortie des Chapieux, les choses sérieuses commencent . D'abord sur une route en faux plat montant jusqu'à La Ville des Glaciers puis jusqu'au Col de la Seigne . Là encore, à la sortie du petit-déjeuner ça barbouille un peu dans le ventre . Faut dire que je ne me prive pas lors des repas . D'une, parce qu'il faut bien prendre des forces et deux parce que c'est bon ! Donc nouveau petit arrêt toilettes sauvages avant d'attaquer le col . Les sensations sont bonnes et comme hier je grimpe avec Hervé et Nicolas qui s'est joint à nous . Résultat, encore à quelque chose près le temps des meilleurs UTMBistes sur cette portion : 1h40 pour 10,3km et 1000m+ . Sur la partie finale la moyenne ascensionnelle a été de 885m+/h pendant 42' alors que j'étais tout juste au seuil .
Ensuite vers l'Arête Mont Favre, je me suis offert une petite envolée solitaire . En utilisant bien les bâtons et en restant concentré sur ma foulée, je rejoins le sommet en 32' soit une vitesse ascensionnelle de 862m+/h . Mais cette fois-ci je suis vraiment à mon rythme, je n'ai personne sur qui calquer mon rythme et au niveau pulsation cela s'en ressent puisque je suis presque à 15 bpm de moins qu'avec Hervé . Presque une montée en récupération ... Belle rencontre tout en haut avec une magnifique marmotte qui semblait m'attendre là ...
Bilan du jour, 28km en 5h45 en comptant les pauses estimées à 2h . Encore une belle moyenne ...

3ème jour entre Courmayeur et La Fouly


Après un départ tranquillou pour chauffer le moteur puis une courte pause afin d'enlever les k-way, nous voici au pied de l'ascension vers le refuge Bertone . Je pars dans les derniers et commence à repasser un par un mes collègues de stage, d'une marche rapide . Hervé arrive à ma hauteur et me lance un : "en courant jusqu'en haut ?!" . Je lui demande si c'est bien raisonnable et il me répond par l'affirmative . C'est parti, je lui emboite le pas .  La montée est plaisante, c'est un petit chemin montant où alternent petits bouts droits et esses jusqu'au refuge . La pente n'est pas trop raide mais je me rends compte qu'en marchant (vite quand même) je peux suivre Hervé qui lui court . Sur les replats je trottine un peu pour ne pas perdre de terrain mais jusqu'en haut je tiens le rythme . Cette fois je suis au seuil mais c'est normal, on monte vraiment plus vite que les autres fois . 1200m+/h sur les 500m de dénivelé jusqu'à Bertone, pas mal non ? En tout cas, arrivé en haut Hervé me tape dans la main, satisfait du travail effectué et me lance un : "t'as la caisse !" .  Très motivant venant de sa part ...
La suite du programme est la montée vers le Grand Col Ferret (2537m) . Au pied à Arnuva on a le droit à un bon ravito mais je ne charge pas trop histoire d'être léger ... On décide de rester assez groupé car les conditions au sommet semblent délicates . On trouve en effet en haut vent, froid glacial et neige . Malgré cela la montée est encore bien négociée, en 1h pour 773m+ avec des pulses autour de 150 . Toujours sur le rythme de Marco Olmo ... La séance au seuil vers Bertone n'a pas laissé de trace .

Ce que je retiens

Je reviens de ce stage avec bien sûr plein d'images et de souvenirs en tête . Mais aussi avec pas mal d'enseignements . J'ai déjà causé de ce que j'avais appris niveau tendinite (c'est ici pour ceux qui ne l'aurait pas lu) , voici en vrac ce que je retiens de ces quelques jours en montagne :

Pas de problème lié à l'altitude malgré le fait d'évoluer régulièrement autour de 2000m .

Le plus apporté par les bâtons . C'est la première fois que je les utilisais et ma foi ce sont des outils très intéressants . J'ai appris à bien m'en servir en côte, afin de soulager les membres inférieurs et alors que je m'attendais à avoir quelques courbatures aux bras et aux épaules, je n'ai rien ressenti de tout ça . Cool !   

J'ai une bonne vitesse de base, autour des 800m+/h . C'est à peu près la vitesse des meilleurs sur l'UTMB . Je me répète mais ça fait plaisir de se dire que j'ai atteint les sommets comme eux ... Sauf que je n'étais pas dans les mêmes conditions que le jour de la course . Seulement 2 cols par jour et nuit complète+repas entre chaque tronçon donc la comparaison est un peu fragile ... 
800m+/h c'est donc à peu près ma vitesse maximale à laquelle je peux grimper sans trop taper dans les réserves . Mais au seuil et au-delà je peux atteindre 1200m+/h sur un laps de temps plus court (ex : 1150m+/h pendant presque 1h dans la Dent du Chat, sur un trail relativement court de 25km et avec une seule ascension) . Lors de ma reprise post-opération en Novembre 2007 j'avais fait 1000m+/h pendant 23' sur la grimpée du Mont Thou . Je pense donc avoir gagné entre 100 et 200m+/h depuis (avec l'entraînement et 2kg en moins) . Désormais je ne pense pas que je puisse gagner en vitesse . Pour réussir dans l'Ultra il va me falloir apprendre à durer et c'est bien ce que je compte faire dans un futur (très) proche  .
Je n'ai pas évoqué dans cet article l'aspect descente ... On ne parle pas de chose qui fâche ... Enfin si quand même un peu ! Difficile de déterminer une vitesse moyenne en descente, il y a eu beaucoup d'arrêts et je ne suis jamais descendu très vite . Mais ce que je retiens c'est que là encore j'ai du boulot pour descendre totalement relâché, sans perdre trop de temps tout en essayant de bien récupérer .

Voilà, j'ai attrapé le virus UTMB il me semble . Pour autant je n'envisage pas d'y aller avant quelques années, le temps de faire mes gammes sur d'autres très belles épreuves et de me familiariser avec tous les aspects de l'ultra (préparation,nutrition,gestion,matériel ...) . Pour le moment ce sont les Templiers qui se profilent à court terme avec en plus une tendinite à rapidement ranger dans le tiroir des souvenirs ...


Place aussi à quelques jours de vacances dans le Finistère jusqu'au 12 Août ...

Publié dans technique

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Analyses post-tour du Mont Blanc : tendinite ...

Publié le par yanshkov

Alors que j'avais prévu de faire une petite coupure régéneratrice au cours de la première semaine d'Août, je suis contraint au repos quelques semaines auparavant . La faute à une tendinite du jambier antérieure dite aussi tendinite du releveur ... Pas de course à pied, pas de vélo pour le moment ..... le temps de cogiter un peu sur différents aspects du trail . 

Tendinite du releveur en questions

Le jour où j'ai décidé de délaisser le cyclisme et de me lancer dans la course à pied, je ne me doutais pas que j'aurai autant de pépins physiques . Mais depuis cette année j'ai appris à relativiser les blessures et à me dire qu'elles font partie intégrante de la pratique du trail  : j'ai eu des blessures et j'aurai d'autres blessures ... Le plus important étant d'analyser les causes afin de ne pas rencontrer une seconde fois le même symptôme . Ensuite, et ce n'est pas la moindre des choses, il faut gérer au mieux la guérison . Pour moi, un bon traileur est celui qui arrive au maximum à éviter la blessure (à ce niveau j'ai encore des progrès à faire) mais c'est aussi celui qui sait faire avec, qui va prendre le temps et qui va garder un moral intact pour repartir de plus belle (et là, j'espère être un champion !) .

Les causes de cette tendinite :

J'élimine rapidement la cause d'une mauvaise alimentation . Je bois énormément d'eau et j'ai un régime très bien équilibré . Eb tout cas, la  petite bière avec modération après l'effort ne peut pas être à elle seule la cause du mal (ou alors j'en connais qui vont souffrir ...) . 
Des conditions climatiques parfois difficiles pendant le stage autour du Mont Blanc peuvent-être un facteur favorable à l'apparition de la tendinite (neige froid et pluie) .
Une charge de travail inhabituelle . Un peu plus de 100km en 3 jours, avec en prime 6600m de dénivelé positif et 5800m de négatif , c'est nouveau pour moi . Pourtant au niveau forme physique, je n'ai connu aucun problème particulier et au moment d'arrêter en raison de la blessure, je n'avais mal ni aux cuisses, ni aux mollets .  

Des lacets trop serrés . Et là je dois pas être loin de la vérité . Car je me souviens maintenant que commençant à sentir une petite gêne sur le haut du pied, j'ai à plusieurs reprises serré le haut de mes chaussures . Il faut savoir que c'est là la principale cause de la tendinite du releveur !! J'aurai fini le stage moins con ... 

Les soins :

Du repos bien sûr et au moins 3 semaines en ce qui concerne la course à pied .

Des anti-inflammatoires par voie orale (pas en crème ou gel car d'après une source sûre travaillant en milieu hospitalier, cela a le même effet que de s'étaler du dentrifice (même à la menthe) sur la zone douloureuse . Merci Roland pour l'info !) . 

De la cryothérapie à toutes les sauces : dans les ruisseaux coulants des glaciers, dans les fontaines des villages, à la maison dans une bassine remplie d'eau préalablement glacée au congelateur .

De la mésothérapie : cela consiste en de petites injections sous la peau d'un produit anti-inflammatoire .


La prévention :

Il va falloir progressivement augmenter les charges d'entraînements : un peu plus de sorties longues à pied et plus de longues descentes . Cela ne veut pas dire que je vais me faire toutes les semaines 3h de trail mais une sortie rando/course toutes les 3 semaines me semblent un bon compromis .  

Je pense cependant et je reste dans mon idée qu'il ne faut pas bouffer coûte que coûte des bornes pour réussir dans l'ultra . Je pense que c'est du côté du renforcement musculaire qu'il faut en priorité se pencher . En tout cas, je sais de quoi sera fait mon entraînement hivernal ... 

Bilan

Je viens de consulter mon médecin du sport et le bilan est très bon . A l'échographie il n'y a pratiquement plus de traces d'inflammation . J'ai eu le droit à un peu de mésothérapie pour finir complètement la guérison . Je vais pouvoir reprendre le vélo dès demain . Tant mieux car le plus difficile dans le repos c'est de devoir prendre la voiture pour aller bosser . Ca fait vraiment chié, tout ce CO2 dont je suis responsable .

En ce qui concerne la course à pied je dois pouvoir reprendre très rapidement mais je vais prendre le temps et me laisser encore une grosse semaine d'arrêt . Donc pas de Trail du Bugul Noz le 2 Août même si je pense être apte le jour J, l'objectif n°1 étant les Templiers le 26 Octobre ... Je sens que je vais aborder le mois de Septembre avec énormément de jus et d'envie, tandis que de nombreux coureurs seront en train d'en finir avec une très longue saison ... A moi d'en profiter !


J'ai quand même découvert des aspects de la montagne que je ne connaissais pas la semaine dernière . J'ai rendu visite à Murielle pendant son jour de repos à Beaufort et étant donné que je n'avais pas le droit de marcher, on a pris le télésiège ... J'aime pas, trop flippant (surtout quand tout se bloque à cause de l'orage !!!) . Bien sûr la vue est belle mais cette sensation étrange de ne pas être libre de ses mouvements, pas pour moi ! Ce qui me plait à la montagne, c'est de fouler l'herbe verte des alpage et les pierriers des sommets, de partir du plus bas possible pour atteindre le plus haut, à la seule force des jambes et constater, mètre par mètre que je prends de la hauteur .... Heureusement qu'il y avait une fondue à l'arrivée du télésiège ...  

semaine prochaine analyse de mes vitesses ascensionnelles ...

Publié dans santé

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Mon presque Tour du Mont Blanc

Publié le par yanshkov

Je me suis régalé !!! Voilà très vite résumés les 4 jours que je viens de passer autour du Massif du Mont Blanc, à l'occasion d'un stage Raidlight ! Au programme la reconnaissance du parcours de l'UTMB en 4 étapes , sur un rythme de rando-course .

Samedi 12 Juillet  Chamonix-Les Chapieux (50km et 2850m+) :

un départ sous la pluie et le froid, et l'ascension du col de la Voza (1653m)


descente sur Saint Gervais par les pistes de ski


le soleil au rendez-vous du casse-croûte aux Contamines


la longue ascension vers le Col du Bonhomme


passage au col du Bonhomme (2329m)


des vêtements encore bien trempés à l'arrivée aux Chapieux


Dimanche 13 Juillet  Les Chapieux-Courmayeur (28km 1585m+)

toujours la pluie matinale 


grimpée vers le Col de la Seigne (2516m)


regroupement avant l'ascension vers l'Arête du Mont Favre (2435m)


passage sur l'Arête du Mont Favre (2435m)


descente sur Courmayeur


Lundi 14 Juillet  Courmayeur-La Fouly (30km 2140m+)

et toujours la pluie du matin


une ascension du Grand Col Ferret (2537m) d'anthologie


casse-croûte un peu plus bas à la Peule


et l'aventure qui se termine pour moi dans une fontaine de la Fouly


Et oui, après 3 jours, 108km et 6575m+ mon jambier antérieur a fini par s'échauffer et m'a contraint à renoncer aux 58km restant . Sage décision me semble t-il ... 

Bon, je veux vite oublier cette image du dernier jour passé dans le camion ...


et me souvenir de la superbe ambiance qui a régné durant les 4 jours de stage . Pour s'être marré, on s'est marré !!! Et puis j'ai fait de nombreuses rencontres très enrichissantes de gens partageant les mêmes passions que moi .


D'un point de vue sportif, j'ai aussi beaucoup appris sur moi même, sur mes capacités en haute-montagne et lors de longues sorties . J'ai appris à bien utiliser les batons et me suis éclaté dans les longues ascensions, notamment celles dans le sillage d'Hervé Giraud-Sauveur, 21ème de l'UTMB 2006 et vainqueur notamment sur le Tour du Beaufortain ou encore la Sainte-Victoire, excusez du peu !!


Au moment de renoncer en raison de la tendinte naissante, je n'avais pas de douleurs musculaires particulières ni aucune lassitude due aux heures de rando-course . Alors bien sûr la blessure est là pour me rappeler qu'il y a encore beaucoup de boulot avant de me lancer avec ambition dans un ultra-trail, notamment au niveau des descentes .Et oui, il va falloir s'endurcir mon gars !!!


En tout cas l'année 2009 sera beaucoup plus axée montagne que 2008, toujours dans l'optique de prendre un jour le départ de l'UTMB le mieux préparé possible . Car à courir sur son tracé et écouter les récits de ceux y ayant participé, j'en suis tombé amoureux de cette course !!! 

Pour finir je tiens à remercier Raidlight pour l'organisation parfaite du stage et notamment des conditions d'hébergement idéales, Hélène pour sa bonne humeur et ses ravitos au top


Hervé pour ses conseils, les ascensions dans son sillage et la séance Compex


sans oublier Nicolas et l'ensemble des stagiaires


C'est sûr je reviendrai en 2009 pour boucler le tour et revivre ces forts moments . En attendant place au repos et aux soins ...

d'autres photos, l'étude des courbes Polar et l'évolution de la blessure la semaine prochaine ...

Publié dans entraînement

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Rien ne sert de courir ...

Publié le par yanshkov

Quelques jours après le Trail de la Dent du Chat, voici en bref les 2 ou 3 trucs que j'ai appris au cours de ma préparation .

Après le Pilatrail couru le 1 juin il me restait 5 semaines avant d'arpenter les pentes du massif de la Dent du Chat au dessus du Lac du Bourget . Avant tout, il fallait bien récupérer, ce que j'ai fait en "coupant" pendant les 2 premières semaines de Juin mais en gardant uniquement les aller-retours au boulot en vélo .

La suite à pied fut ça : 

samedi 14 juin : 5.7km en 26'  footing sur route
mercredi 18 juin : 12.5km et 665m+ en 1h24  trail
dimanche 22 juin : rando de 7h en Chartreuse avec 2000m+ et quelques passages en courant
mercredi 25 juin : 12km et 500m+ en 1h05 trail

avec toujours les aller-retours vélo au boulot ...


Tout de suite j'ai bien senti que les sensations étaient très bonnes et que le petit kilo perdu dans la Loire y était sans doute un peu pour quelque chose ! Dès lors j'ai commencé à songer à une belle perf en Savoie . Ainsi j'ai essayé de m'appliquer lors de la dernière semaine :

dimanche 29 juin : 8km en 34' sur route avec 6 accélérations de 15"
lundi 30 juin : aller-retour au boulot en vélo soit 55km en 1h56
mardi 1 juillet : 8km en 37' sur route avec 6 accélérations de 15"
mercredi 2 juillet : aller-retour au boulot en vélo soit 56km en 2h tranquillou
jeudi 3 juillet : 7km en 30' avec 5 fois 1' vite/1' récup
vendredi 4 juillet : aller-retour au boulot en vélo soit 56km en 2h06  tranquillou 

Une dernière semaine bien rythmée afin d'être dans le coup le jour J et aussi soignée au niveau diététique . Oh, rien de bien drastique mais juste interdiction de grignoter au cours de la journée . C'est ainsi que je me présente au départ à mon poids de forme de 62kg  et en pleine possession de mes moyens . La suite, c'est dans l'article précédent ... 

Je vais fortement m'inspirer de cette préparation pour aborder les Templiers fin octobre . Je sais maintenant qu'il ne faut pas hésiter à réduire fortement le volume d'entraînement les 3 dernières semaines avant l'objectif mais seulement conserver des footings avec un peu de rythme . 

Par contre il va falloir quand même bosser au préalable . Si je continue à faire des footings de 30' jusqu'aux Templiers je sais bien que je risque de ne pas aller bien loin ! D'ailleurs à la suite de la Dent du Chat j'ai eu des courbatures pendant 5 jours, ce qui prouve bien qu'il faut retravailler le spécifique trail . 

Voici comment vont s'organiser les prochains mois : 

Juillet : volume avec sorties longues (UTMB 163km et 8700m+ sur 4 jours / Défi du Grand Colombier en vélo 150km et 5000m+  Trail du Bugul Noz 34km et 1200m+) 

Août : récupération les 2 premières semaines puis reprise avec PPG et footings 

Septembre : grosse période de travail avec de la VMA, du seuil, des épreuves préparatoires et des enchaînements vélo/trail 

Octobre : surcompensation et affûtage 

Simple non ?!? 

Je commence dès demain, au départ de Chamonix par une étape de 50km et 2550m+ jusqu'aux Chapieux via la Croix du Bonhomme (2479m) ... Hélas le mauvais temps est annoncé ... D'ailleurs, ça me fait penser qu'il faut que j'aille me faire confectionner des lentilles à ma vue !

Publié dans entraînement

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Trail de la Dent du Chat

Publié le par yanshkov


Pour mon premier trail à la montagne, je n'ai pas choisi le plus difficile . Alors que ce matin certains courent au coeur de la Vanoise et que d'autres récupèrent du Marathon du Mont Blanc ou de la traversée de la Chartreuse, je suis au départ du
Trail de la Dent du Chat au Bourget du Lac . Comme l'annonce l'affiche, 25km et 1500m de dénivelé positif au programme de l'épreuve . En étudiant un peu le parcours sur la carte IGN j'ai constaté qu'il y aura probablement 250m+ en moins . Certes ce n'est pas très important ... J'aborde cette course sans grosse préparation et très peu d'entraînements à pied depuis 5 semaines (je reviendrai en fin de semaine plus précisément sur le sujet) . Mais les bonnes sensations ressenties dernièrement et un poids descendu sans effort à 62kg font que j'aborde l'épreuve avec l'objectif de tenter mon va-tout en début de course et de voir où cela me mène . Osé quand on retrouve sur la ligne de départ des mecs comme Aurélien Brun (vainqueur notamment aux Cabornis et à Faverges) ou Frank Gorry (6ème au Nivolet et à Faverges) ! Je m'applique donc dans mon échauffement avec mon pote Romain, descendu d'Ile de France tutoyé les sommets ! Une vingtaine de minutes, avec lignes droites,des montées de genoux et des jambes tendues , le tout sous une pluie battante . Et oui il pleut depuis que nous sommes arrivés et le massif de la Dent du Chat est recouvert de brume . Pas grave cela ne me dérange pas plus que cela ! C'est en tout cas ce que je crois à ce moment là ...


9h le départ est donné . Un peu de plat sur une piste cyclable permet au peloton de s'étirer . Ca bouscule un peu, les coureurs du petit parcours étant partis avec nous . Je me cale rapidement au côté du grand Brun, dans les 5 premières positions . Il regarde son cardio sans arrêt . On est parti trop vite ? Dès la sortie du Bourget du Lac nous attaquons l'ascension sur une portion goudronnée . Les jambes sont bonnes et la respiration aisée . Allez, je prends la tête de course, c'est pas tous les jours possible ! Un seul mec prend ma foulée et nous prenons quelques mètres sur les poursuivants immédiats . Nous quittons la route et entrons dans les chemins . La pente n'est pas très régulière mais j'adapte assez bien ma foulée . Un coup d'oeil au cardio, 186 pulses ! Au bout d'une dizaine de minutes de course, je décide de lever un peu le pied . Les sensations sont bonnes et je crois fort en une belle place à l'arrivée . Quelques gars me passent alors que je passe en marchant les rampes les plus pentues (et parfois celles un peu moins) mais mes pas sont suffisants pour ne pas perdre de terrain trop vite . Au premier ravito placé assez tôt, je m'enfile expressément un verre de coca et continu ma progression . Un peu plus haut c'est la séparation des 2 parcours, l'occasion de faire le point sur ma place . La bénévole placée là m'informe que je suis 5ème .

Le single-track emprunté depuis le pied de l'ascension laisse maintenant place à une large route forestière en faux plat montant . Ma vitesse y est bonne, suffisamment en tout cas pour empêcher tous retour de l'arrière . Puis un nouveau single, avec de raides lacets et de plaisantes montagnes russes . Le sol est très glissant et l'on peut rapidement dégringoler en contre-bas si l'on ne fait pas gaffe . Je fais attention et alterne intelligemment marche et course . C'est bon de pouvoir relancer aussi bien l'allure après un court instant marché . Ma Polar indique que le sommet ne doit plus être bien loin et je constate, après une heure de course que j'ai déjà un petit peu plus de 1000m+ dans les pattes . Ca fait une belle vitesse d'ascension non ? Quelques esses plus bas j'entends quelqu'un gueuler des encouragements . Merde, il y a des mecs qui reviennent . En fait je m'aperçois un peu plus haut que c'est un homme seul qui arrive . Il n'est pas bien épais et je ne suis pas étonné par son aisance en côte . Nous finissons l'ascension ensemble, en s'aidant parfois des mains sur les derniers mètres tracés dans la falaise . Au sommet, pas de point de vue . Il pleut toujours et les sapins sont encore nombreux  . Pas de descente non plus . Le tracé emprunte la ligne de crête via le Molard Noir (1452m). Je fais rapidement connaissance avec mon compagnon venu en voisin d'Aix les Bains . Très bref arrêt au deuxième ravito pour un petit verre de .............. coca . Le temps de contempler pour la première et seule fois de la journée des massifs enneigés sortant des nuages, au loin . La pluie redouble et le brouillard fait son apparition . C'est le début de la galère pour moi . Avec mes lunettes de vue je commence à ne plus rien voir : buée et gouttelettes d'eau, c'est pas le top . Malgré tout ,sur la partie roulante qui suit, je lâche mon collègue . Mais vraiment c'est pas facile pour moi de voir où je mets les pieds . Je me retrouve d'ailleurs au sol sans rien voir venir . Heureusement plus de peur que de mal . 

un jour de beau temps !


Au moment de me lancer dans la descente, j'aperçois le mec qui nous a fait le briefing au départ . Je lui demande si il n'a pas un mouchoir pour essuyer mes lunettes et le voilà tirant sur son tee-shirt, resté sec sous son coupe-vent, puis donnant un petit coup sur mes verres . Merci c'est vraiment sympa ! Mais ce n'est pas pour autant la fin des mésaventures . La buée refait très vite son apparition et l'obscurité du sous-bois donne l'impression de plonger d'un seul coup en pleine nuit . Ajoutez à cela un sol extrêmement glissant et une descente technique à souhait, je peux vous dire que je ne m'amuse guère . Je me fais doublé par 6 coureurs et suis dans l'impossibilité de les suivre . C'est simple, je ne vois quasiment rien . Je me fais même à plusieurs reprises de bonnes frayeurs en évitant de peu la chute . Plus bas la trace technique devient un chemin forestier et le brouillard disparu, je commence à retrouver la vue !!! . Mais j'ai mal au pied et je regrette de ne pas avoir chaussé les Lafuma . J'ai aussi les pieds trempés, je sens les cailloux sous la plante des pieds et il me tarde vraiment d'en finir avec cette descente . Un dernier coup de cul me permet de repasser comme une balle un des gars m'ayant pausé un peu plus haut . Mais au moment de me lancer dans la dernière descente, empruntée toute à l'heure mais dans le sens de la montée, la traditionnelle crampe aux adducteurs droits (j'ai oublié la sporténine ...) survient . Conséquence, je perds une nouvelle fois une place . De retour sur le goudron, les crampes disparaissent et je peux ainsi finir convenablement mais toujours sous une forte pluie, à la 11ème place en 2h28 à 17' du vainqueur Franck Gorry .


Légère déception à l'arrivée mais vite estompée par la suite . Je tire pas mal d'enseignements de ce trail qui me serviront pour la suite des festivités . Rendez-vous en fin de semaine sur le blog ...  

Bravo à PH pour sa 17ème place sur le petit parcours (mais faudra penser à mieux se placer au départ ...) et à André pour la gagne en V3, de bonne augure avant le Canigou !

Et faites un tour sur
le blog de Romain qui lui aussi a eu quelques ennuis ...

 

Publié dans courses

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