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esprit-trail

Je cours pour ...

Publié le par yanshkov


" Qu'est ce que Dawa Sherpa et ses frères peuvent bien faire en photo en page centrale du journal local, au milieu des compte-rendus de fêtes de conscrits, de tournois de boules et de repas de chasseurs ? " C'est ce que je me demande lorsque je tombe en tout début d'année sur l'article consacré à l'association Cap Chulemo . Je lis attentivement les quelques lignes accompagnant le cliché et c'est comme ça que j'apprends l'existence, en plein coeur du Beaujolais, d'une petite association ayant pour objectif d'apporter de l'aide à Chulemo, petit village de la région du Solo Khumbu, au Népal . En premier lieu, ce qui m'interpelle le plus est d'apprendre que les membres de l'association, pour la plupart des traileurs avertis, ont en projet l'organisation d'un trail, plutôt longue distance, dans le massif du Beaujolais, dès l'année prochaine . Je pense alors que ce serait un bel objectif pour moi, une possibilité toute trouvée de jouer la gagne dans un ultra et le but humanitaire de Cap Chulemo me passe alors un peu à côté ....

Quelques mois passent mais je n'ai pas beaucoup plus d'infos sur ce fameux trail . Jusqu'au jour où je vois sur le net qu'un week-end est organisé à Lacenas, pour la présentation public de l'association . Quelques échanges de mails plus tard, le rendez-vous est fixé au samedi 9 mai, à 8h30 . Vous pensez, une sortie à pied, sur les chemins du beaujolais en compagnie de Dawa Sherpa, ça ne se présente pas tous les jours . Et puis, ces sentiers, pourtant si proche de chez moi , me sont totalement inconnus, alors ...


La quinzaine de coureurs au rendez-vous au Col du Chêne se connaissent tous pour la plupart . Moi je ne vois pas trop de têtes connues et Philippe Clerc, à l'origine de Cap Chulemo, me demande comment j'ai eu connaissance de la tenue du rassemblement ... Pourtant je me sens tout de suite bien, au milieu des autres . De toute façon c'est toujours comme ça quand on se rassemble entre coureurs, on se sent bien ... Le groupe avance bien malgré les différences de niveau . Et oui ça va du joueur de rugby coureur occasionel au vainqueur 2008 de l'Annapurna Mandala Trail . Mais les arrêts réguliers permettent à tout le monde de se regrouper . Petit moment d'inquiétude lorsque l'on perd Pemba, l'un des frères de Dawa, dans un sous-bois . Un peu à la traîne, il n'a pas pris la bonne direction à un carrefour mais Dawa n'a pas l'air soucieux . Si il se perd, il fait le parcours en sens-inverse et revient au point de départ ! Ou alors il suit les traces toutes fraiches au sol laissées par nos chaussures !!! Philippe part tout de même à sa recherche et quelques minutes après, tous le monde est de nouveau réuni .


Je me régale en découvrant les chemins . Ici, je connais les routes par coeur pour les avoir parcourues en long, en large et en travers en vélo . Mais pas les sentiers . Le trail offre beaucoup plus de liberté que la bicyclette . Je trouve désormais frustrant de franchir un col en vélo mais de ne pas pouvoir aller voir plus haut et de devoir suivre les routes goudronnées, sans aucune autre alternative ...  


Tiens nous voilà en train de dévaler en hors-piste au milieu de la forêt . Philippe à l'air vraiment de bien connaître "son" pays ! Le groupe s'est un peu amoindri depuis le kilomètre 12, certains ayant coupés pour rentrer au plus court . Pour les autres, il est prévu encore une bonne dizaine de bornes et pas mal de dénivelé pour rejoindre les voitures garées au Col du Chêne . Et oui à force de descendre il va bien falloir remonter ! Nous coupons de temps en temps une route et je m'amuse à reconnaitre l'endroit . "Tiens la route qui monte au Grand Vernay ! Ah c'est la route qui descend sur Cogny ! " . 


Dans la dernière côte, on lâche un peu les chevaux et quel plaisir de forcer un peu l'allure et d'entendre le souffle de Dawa juste derrière . Ca me motive à tenir jusqu'en haut ! Il me passe tout de même alors que je me mets à marcher mais je reprends la course dans sa foulée . 


Nous retrouvons la route du col et faisons, en compagnie de Christophe, le petit kilomètre de goudron pour rejoindre le parking, tout en discutant . En attendant le reste de la troupe on jette un oeil à nos montres . A ma Polar, 22km et 1200m+, un peu moins à la Suunto de Dawa qui n'a pas l'air de trop se tracasser par ces chiffres . Il nous avoue d'ailleurs que l'année dernière, sur l'UTMB il n'a pensé
à arrêter son chrono qu'au bout de ................ 71h ! Il est comme ça Dawa .


Il est un peu plus de midi quand tout le monde se sépare . Je rentre sur Albigny, heureux de ma matinée . Une présentation publique de l'association est prévue à 18h à la salle des fêtes de Lacenas . Je n'ai pas spécialement prévu d'y retourner mais j'ai envie d'en savoir plus sur Cap Chulemo et je ressens le besoin de prolonger le moment vécu ce matin sur les chemins .

Alors en compagnie de Murielle, je retourne à Lacenas . Je retrouve coureuses et coureurs du matin, tout propre mais aussi d'autres personnes . Durant presque 2 heures, Philippe parle de l'association, de son origine, de son fonctionnement, de ses objectifs, en s'appuyant sur un diaporama projeté à l'écran et sur les interventions régulières de Dawa Sherpa . On sent tout de suite que Philippe ne s'est pas lancé dans ce projet dans le seul but de se donner bonne conscience . Il sait la vie au Népal pour y être allé plusieurs fois et les projets de l'association sont très structurés . D'ailleurs il n'est pas seul dans l'aventure . Ils sont 6 en fait à former le bureau et à en assurer le bon fonctionnement . Je suis conquis et je ne vois pas comment je ne pourrais pas adhérer à l'association . En plus d'aider financièrement  à la réalisation des projets tels que l'ouverture d'un dispensaire ou l'électrification du village, la rejoindre c'est donner un sens à ma pratique du trail . Ce n'est plus courir contre les autres mais avec les autres . Dawa Sherpa le fait tellement bien . Si il gagne des courses c'est juste qu'il a un don, pas parce qu'il s'entraîne dur pour être le premier . J'ai vraiment envie de donner une nouvelle orientation à ma pratique du trail, de laisser tomber cet esprit de compétition qui laisse parfois un goût amer à l'arrivée d'une épreuve soi-disant ratée et qui bien souvent engendre ( en tout cas chez moi) du stress et des blessures (je crois que je suis très bien placé pour en parler au vu des derniers évenemements  à lire ici ) . Pour moi rejoindre Cap Chulemo , c'est faire de nouvelles rencontres, parcourir les chemins du Beaujolais et d'ailleurs avec d'autres, vivre une aventure humaine et essayer tant bien que mal d'apporter ma petite contribution à la réalisation des projets . 

Il y a des évenements et des rencontres qui vous transforment . Cette journée du samedi 9 mai ajoutée à celle du 13 mai en font partie . Reste maintenant à prendre le temps de me remettre sur pied ... Mais, encore plus qu'hier, je sais pourquoi je cours ...

CAP CHULEMO
Avenue de l'Europe
69640 LACENAS
0474674690
www.capchulemo.fr
capchulemo@gmail.com  

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En mars ........ ça repart !

Publié le par yanshkov

Mars touche à sa fin, le 31 j'aurai ............ 30 ans et je cours régulièrement depuis maintenant le 7 mars . Un beau cadeau d'anniversaire en quelque sorte même si je ne suis pas encore rassuré à 100% sur l'état de mon mollet . Toujours quelques sensations bizarres, une légère gêne, un infime sentiment de contraction permanente . Mais j'ai pris le partie de me dire que tout ceci n'est que somatisation et chaque nouvel entraînement me rassure un peu plus ... Alors j'enchaîne, avec prudence tout de même, les footings plats en bord de Saône et les parcours trails dans les Monts d'Or, souvent après le retour du boulot en vélo . Niveau sensation, c'est bien sûr pas terrible et je marche plus que je ne cours . Mais ça revient tout doucement avec malgré tout des hauts et des bas niveau forme physique . Je me suis surpris quand même l'autre jour à faire presque 1h de footing plat entre 13 et 14km/h et samedi j'ai pu gravir les centaines de marches au dessus de la maison sans m'arrêter !!! J'ai aussi pu travailler le foncier en vélo avec quelques sorties de plus de 4h et la sensation de progresser de week-end en week-end . 


Dans les semaines qui viennent je vais commencer à intégrer un peu de rythme et de vitesse dans les entraînements, tout en conservant les sorties trail avec du dénivelé . En fait j'ai pas trop envie de me prendre la tête avec des entraînements précis et des répétitions d'effort à tel pourcentage de VMA, avec tel nombre de séries, tel temps de récupération ... ça sera pour plus tard, quand j'attaquerai une préparation plus spécifique .

Mon programme a été un peu chamboulé par la blessure et finalement je ne courrai pas le trail de 75km au Merrell Oxygen Challenge mais le petit de 20km, histoire de travailler la vitesse de course et de faire 3 jours de trail au taquet . Sans doute vais-je aussi m'aligner au Trail des Allobroges le 31 Mai . A la suite de ce gros trail montagnard je me déciderai ou pas à m'inscrire à l'Ultra 6000D ...  

Et ce week-end, c'est le trail de la Sainte Victoire où je dois me rendre avec Romain et le Troll . Alors évidemment 50km et 2800m+, après 3 mois d'arrêt et un tout petit mois d'entraînement, ça fait un peu peur . Je ne sais vraiment pas encore ce que je vais faire : une vingtaine de kilomètres et abandonner, aller le plus loin possible en rando-course , ne pas courir et faire une grosse sortie vélo ... on verra bien j'ai encore quelques jours pour cogiter ! Quoiqu'il en soit, il y aura le samedi le Trail Experience by Asics, avec léger test d'effort et entretien avec des coachs du Team . Ce sera aussi l'occasion de croiser enfin Niko, de revoir Hervé Giraud Sauveur au départ et de faire d'autres rencontres .

Pour finir une petite anecdote : lundi dernier à l'occasion d'une sortie trail, j'emprunte le même itinéraire que lors de la rando faite la veille avec Murielle et Elsa ma soeur (3h40 en rando cool et ........ 1h08 en courant) . Après le passage à la Roche Percée, bien connu par les participants au Trail des Cabornis, je m'engage dans un chemin légèrement montant quand je sens arriver derrière moi un gros berger allemand . Je stoppe net ma course, le chien me passe devant et s'arrête quelques mètres plus haut . Je ne suis pas trop rassuré alors je continue en marchant . Et l'animal repart et m'ouvre la route . Je me remets à courir tranquillou et il en fait de même, s'arrêtant parfois pour me laisser passer, puis me redouble par la suite . Je goûte pour la première fois aux joies du cani-cross !! Et malgré la grosse côte menant au Mont Thou, Jornet (c'est comme ça que je l'ai baptisé) est toujours là . D'ailleurs ça m'inquiète car j'ai l'impression qu'il va venir jusqu'à la maison . Finalement il fatigue avant moi et je le sème dans l'ultime descente vers Albigny ... Comme quoi tous les chiens ne sont pas des mangeurs de mollets et si vous croisez Jornet au détour d'un sentier, pas de panique !


y'a pas que les ânes dans la vie ...

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Un peu de promo sur la Sathoverte ...

Publié le par yanshkov

Jeudi 1er mai, jour traditionnel de la fête du Travail . Jour aussi de la Sathoverte, une course nature organisée comme son nom l'indique à Sathonay-Camp . C'est l' occasion pour moi d'aller promouvoir le Trail des Passe-montagnes que nous organisons le 18 mai prochain dans les Monts d'Or . L'objectif du jour : partir à bloc pendant les premiers mètres puis se laisser doubler par tous les concurrents afin qu'un maximum de personnes puissent lire la pancarte accrochée dans mon dos (Trail des Passe-montagnes le 18 Mai 2008 Du pur bonheur dans les Monts d'Or) . Bien que je ne compte pas "faire" la course , j'ai pris un dossard, par respect pour les organisateurs et aussi pour prolonger cette matinée par le repas offert avec l'inscription .

J'arrive avec Murielle qui arbore le maillot des Passe-montagnes 5 minutes avant le départ (c'est quand même férié aujourd'hui et on a mis le réveil le plus tard possible !!!) . Ph et Gégé, the président, sont déjà là depuis une bonne heure, à distribuer des tracts . Nous rejoignons avec Ph la ligne de départ où tout le monde est déjà installé . Petit coucou à Photogone et clic ! c'est dans la boîte . La pancarte interpelle et on nous pose des questions sur le trail . Un "ancien", lisant lui aussi les quelques mots sur le carton m'explique qu'on ne dit pas les Monts d'Or mais bien le Mont d'Or . Parait-il que c'est une erreur que tout le monde commet . Info ou intox ? Si un historien pouvait me répondre ...

9h30, la foule est lachée . Grosse accélération, slalom afin de prendre la tête puis ......... déccélération ! Nous sommes dépassés de toutes parts par les premiers, pas vraiment le temps de lire en ce qui les concerne . Ca me fait tout drôle de voir passer tous ces mecs, à gauche et à droite . Rapidement la première féminine aussi nous double . Puis j'entends une voix : "Salut Yann ! " . C'est Caro ! Depuis qu'elle a remis un dossard, on ne l'arrête plus ! Nous restons à ses côtés quelques instants mais si nous voulons terminer dernier, il faut bien que l'on ralentisse !!! Nous profitons d'une descente sur macadam très raide pour ralentir un maximum . Les gens qui passent alors sont plus attentifs à notre publicité . Nous nous arrêtons quelques instants au pied de la première bosse, la pancarte s'étant fait la malle . Pas grave, on va la tenir à la main . On profite du passage d'Obélix et de son ami le clown pour repartir . 

Dans la côte nous montons à notre main et redoublons ainsi pas mal de monde . Sur les hauteurs, à notre gauche, nous pouvons apercevoir les Monts d'Or (ou le Mont d'Or, je ne sais plus moi maintenant ! ) . Je montre malicieusement du doigt aux coureurs qui nous repassent, alors que nous sommes à l'arrêt, le terrain de jeu du Trail des Passe-montagnes . Beaucoup nous informe de leur présence dans 15 jours . Plus loin, nous courons sur d'interminables chemins agricoles et nous pouvons contempler la longue queue multicolore de coureurs serpentant autour des champs . Encore un arrêt pour attendre les derniers . C'est marrant la diversité de personnages que l'on peut rencontrer sur les courses à pied  : le coureur venu faire un temps, les copains ici à la suite d'un pari, le mari accompagnant sa femme, les déguisés, la fille avec les écouteurs sur les oreilles dont on se demande si quelqu'un l'a forcé à venir, un ancien champion du monde de boxe reconverti (
Hacine Cherifi), des triathlètes venus préparer les futurs échéances, les inconditionnels qui courent à leur petit rythme tous les dimanches et j'en passe .... Quelque soit leur motivation, tous ces gens permettent à la course hors-stade d'exister, bravo !  

Voilà le ravito . Beaucoup s'y sont arrêtés, je prends juste une barre de céréales par pure gourmandise, mon eau étant dans le camel . A ce sujet, en voyant tous ces gobelets en plastique par terre le long du chemin, je me dis qu'il serait peut-être intelligent de proscrire les ravitos . De plus en plus de monde court avec leur propre réserve et à l'heure actuelle le moindre effort au niveau écologique peut avoir une importance capitale sur l'avenir de la planète . On supprime les ravitos sur le parcours donc un peu moins de boulot pour les organisateurs et un prix d'inscription revu à la baisse . Tout le monde est content et on agit pour la planète ! Qu'en pensez-vous ?

Avec Ph je crois que l'on commence à en vexer quelques uns à force de passer et repasser mais les remarques qui nous sont faites sont toujours tintées d'une pointe d'humour . Un petit passage vers Photogone et nous arrivons dans la partie finale de la course . Un single-track hyper technique et rendu très glissant par la pluie tombée la veille . Pas question de doubler les gars devant nous, nous restons sagement derrière . On entend au coeur de ce sombre sous-bois le chant féerique d'une flûte . La musique se fait de plus en plus distincte et au sommet d'un petit coup de cul, une jeune fille est là, jouant derrière son pupitre . Très sympa !  On continue à zigzaguer dans la forêt, à monter-descendre et à faire attention où l'on met les pieds . D'ailleurs les obstacles sont très bien signalés et un bénévole nous avertit : "Attention souche à 50m !" . Et ben cela ne m'empêche pas de m'affaler au sol, la souche étant en fait un peu plus loin que les 50m annoncés . C'est ma faute !  On entend à nouveau une musique et en haut d'une côte, à la lisière du bois, une jeune violoniste ! Ni une ni deux, je m'arrête et lui demande de me prêter son instrument . Je vois bien sa surprise dans son regard mais elle me tend en rigolant le violon . Et sûr de moi, je pars dans une délicieuse improvisation . Et oui, une dizaine d'années de violon dans ma jeunesse et une reprise depuis quelques mois me permettent de m'offrir ce petit plaisir . Les coureurs qui passent sont bien évidemment surpris mais personne ne s'arrête ( même pas une petite pièce mon bon monsieur !), l'arrivée étant très proche . Je repars avec Ph et franchissons la ligne sous les chaleureux applaudissements d'une foule nombreuse, au côté d'Obélix que nous venons de rattraper .  15.8km et 295m+ en un peu plus de 1h32 !

La matinée se termine autour d'un bon petit repas dans la salle des fêtes de Sathonay, avec ma chérie, Ph ainsi que Caro . L'occasion de faire plus ample connaissance et de boire un petit coup de blanc (puis de rouge !) .

Au fait rendez-vous le 18 Mai à Albigny pour le Trail des Passe-montagnes .

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Encore un peu de CO ...

Publié le par yanshkov

Jeudi soir, nous étions une bonne quinzaine à répondre à l'invitation de François-Xavier , alias Fx,  dans son bel appartement du centre de Trévoux .  Pas pour un apéro ou un gueuleton, non non ! Mais pour une course d'orientation ... Il y a là ses collègues Alstom Riders et quelques Passe-Montagnes dont je fais parti . Le salon se transforme rapidement en vestiaire puis, après un rapide breafing par le maître des lieux, en sas de départ . Nous nous élançons à tour de rôle toutes les minutes, attrapons sur le palier la carte avec les balises puis dégringolons les escaliers en colimaçon pour se retrouver seuls au milieu de la rue piétonne du Port . C'est un peu avant 19h45 que je m'élance à la recherche des 21 balises . La règle est claire : un temps limite de 120' à ne pas dépasser sous peine de prendre 4' de pénalité par tranche de 1' et deux catégories de balises à aller relever : les plus proches qui retrancheront 4 minutes au temps final et les plus lointaines 8 minutes . C'est clair non ?

Voilà à quoi ressemble notre terrain de jeu :  


Je pars d'abord à la recherche des balises se situant de l'autre côté de la Saône . Je cours à un bon rythme, la carte à la main, en la faisant pivoter en fonction de la direction dans laquelle je me dirige . C'est un truc que j'ai lu dans le bouquin que ma chérie m'a offert cette semaine !


Je n'ai pas eu le temps de plus peaufiner mais je compte bien m'y mettre lors des longues soirées d'été ... J'ai rapidement 4 balises en poche ( en fait il faut relever la lettre indiquée sous le numéro de la balise et la marquer au stylo sous la carte ) . Mais la suite se gâte un peu . Comme dimanche dernier, je n'ai pas vraiment analysé la carte et établit le chemin le plus court . Je reste ainsi de trop longues minutes à courir entre 2 balises alors qu'un parcours plus "intelligent" me permettrait sans doute un relevé plus rapide . Facile à dire après coup ! Heureusement ma vitesse me sauve un peu et c'est vrai que j'avance quand même autour de 16km/h par moment . 

La nuit tombe rapidement et malgré la frontale, l'exercice devient de plus en plus difficile . Il y a au moins 5 balises que je ne trouve pas alors que je dois être à à peine quelques mètres . Sur le coup et pour ne pas perdre trop de temps je me dis que les balises installées la veille ont dû être arrachées . Mais à l'arrivée le verdict est clair : c'est moi qui suis bigleux car certains les ont bien vues ces foutues balises . 

Niveau timing, je gère assez bien mon truc puisqu'alors qu'il me reste qu'une vingtaine de minutes je suis à proximité du centre de Trévoux . Et même si je ne les ai pas toutes trouvées, je suis allé vers toutes les balises . Je suis un peu déçu quand même de n'avoir que 13 balises au compteur et je décide de mettre à profit le dernier quart d'heure pour repartir à l'assaut de la n°12 positionnée selon la carte juste à côté du château-fort . C'est un très mauvais stratagème (un de plus) niveau gain de temps mais par contre pour une séance en côte c'est le pied ! Ca grimpe !!! Mais là-haut pas de balise, juste 2 ronds verts surgissant de la pénombre et me passant entre les jambes en miaulant . 
Je sprinte dans la descente afin de retrouver l'appartement à temps . Ouf, 1h57 ! 


Certains sont déjà là dont les impressionnants Seb Capel et Benoit Bourlier qui en 1h45 ont tout validé ou presque . J'ai du boulot moi .... Les arrivées se succèdent de façon assez surréaliste, certains franchissant le palier de la porte complètement exténués (n'est-ce pas Président ? ) . Mais tout le monde est pleinement satisfait de cette soirée dont il n'y a rien à redire . Classement informatisé, parcours pas trop dur, ravitaillement à l'arrivée. Ca fait du bien ces petites madeleines et ce verre de Jeanlain après 2 heures non-stop .  Bravo à Fx pour tout le travail réalisé afin que l'on s'éclate en cette douce soirée et merci !

Une bien belle soirée et une bonne séance d'entraînement (22km et 380m+) :

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ça tourne ...

Publié le par yanshkov

J'en ai fini aujourd'hui avec les séances chez le kiné, 10 au total depuis ma sortie de la clinique il y a 5 semaines . J'y ai fait un peu de vélo d'appartement  ( 10' en augmentant la résistance au fil des jours ) , des flexions , du renforcement musculaire léger et ai eu le droit à des massages qui m'ont fait du bien . La semaine dernière j'ai aussi repris le vélo, le vrai, celui qu'on fait sur la route . Une première sortie d'une quarantaine de minutes sur du plat en tournant bien les jambes autour de 90 tpm sur le 42x16 , une deuxième identique mais un peu plus vite, une troisième dimanche matin de 52' toujours en vélocité sur le 42x16 et enfin une quatrième avec Murielle l'après midi,avec quelques côtes montées très très tranquillement .  Les jambes tournent bien même si j'ai bien mal derrière les cuisses mais il faut remettre la machine en marche ... Le point positif est que je ne ressens aucune douleur au genou même en danseuse . Je vais pouvoir ainsi progressivement augmenter la distance et le temps d'entraînement en vélo et reprendre l'habitude d'aller bosser à bicyclette . En plus je vais bientôt acquérir une petite merveille à 2 roues . A suivre .... 

Cependant je ne suis pas encore totalement remis puisque je sens encore une légère gêne au genou sur certains mouvements du quotidien . J'attends impatiemment la visite au chirurgien programmée mardi prochain soit 6 semaines après l'arthroscopie et voir ainsi avec lui la suite à donner à la rééducation . En attendant j'ai pu avec grand plaisir retrouver la joie de la marche avec un âne , chez mon copain Matthieu tout près de Pélussin dans le massif du Pilat ... 

n--o.jpg                                                                               néo

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retour en Ariège

Publié le par yanshkov

Malgré la blessure qui dure depuis 8 mois, 2007 n'aura pas été une année complètement noire . J'ai en effet effectué de nombreuses randonnées , d'abord à domicile dans les Monts d'Or, puis dans le Pilat, le Vercors, le Beaufortain et aussi en Chartreuse . Tous ces massifs ont la particularité d'être assez proches de chez moi et sont donc accessibles en quelques heures de voiture et permettent ainsi de randonner sur la journée ou le week-end . Mais pour nos congés début Août, nous avons laissé notre chère région Rhône-Alpes pour rejoindre l'Ariège, au coeur des Pyrénées . J'y avais déjà mis les pieds, ou plutôt les roues, à l'occasion de différentes courses cyclistes, mais jamais pour marcher et faire un peu de tourisme . Nous nous sommes bien rattrapés en une semaine . 

Ascension du Pic du Han (2074m)

Dès le lendemain de notre arrivée au camping de Seix , non loin de Tarascon sur Ariège, nous avons mis les chaussures de marche malgré la chaleur caniculaire . Alors que je pensais rentrer en fin d'après midi et profiter de la piscine municipale pour se délasser , nous avons rejoint notre tente peu avant la tombée de la nuit , vers 21h30 !!! En effet j'ai été un peu optimiste au moment de tracer le parcours sur la carte et nous avons perdu pas mal de temps en suivant une mauvaise direction ce qui nous a obligé à faire demi tour et redescendre ce que nous venions de grimper , sur un terrain caillouteux pas très facile . De plus Murielle n'aime pas trop la chaleur et n'était pas dans un grand jour physiquement mais elle a tenu le coup mentalement même si ce fût limite à un moment ... Au final , l'ascension du Col du Han (2074m) , près de 10h30 de marche et 1860m de dénivelé positif (et autant de descente ...) et des images plein la tête comme ces rapaces à l'envergure impressionante tournoyant juste au-dessus de nos têtes ou cette vue plongeante sur l'étang d'Appy alors que nous marchons sans eau complètement déshydratés depuis plusieurs heures ...

pic du Han (2074m) et col de Cadène

pic-et-col.jpg  

étang d'Appy


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Par delà le plateau de Beille

Après 2 jours plutôt pluvieux consacrés aux visites touristiques de châteaux cathares ( et donc à beaucoup de montées d'escalier ! ), nous voilà repartis sur les chemins . Cette fois notre périple est beaucoup moins difficile et les températures ont énormément chuté . Le point de départ se trouve au plateau de Beille , connu pour accueillir régulièrement une arrivée du Tour de France . Moi même y suis arrivé à l'occasion d'une étape de la Ronde de l'Isard 1999 où j'avais pu cotoyer pendant quelques jours des coureurs tels que Fédrigo, Voeckler, Calzati, Casar ou encore Hushovd . Mais aujourd'hui il n'est pas question de vélo mais plutôt d'aller voir ce qu'il y a après la station, où les pistes de ski de fond prennent le relais de la route goudronnée . Pas de longue ascension au programme du jour mais une jolie rando via le GR10 jusqu'au col des Finestes où broûtent paisiblement quelques brebis et quelques vaches . De là une petite montée nous emmène sur la crête des Génibres où en nous approchant un peu trop près du sommet de la falaise , nous surprenons un gypaète barbu qui nichait juste en dessous ; il prend son envol juste sous nos yeux , spectacle auquel il est assez rare d'assister en vérité . 
Au final 4h30 de marche , 700m + et une crêpe à la myrtille en collation dans la station quasi désertique à cette époque de l'année . 

piste de ski nordique

d--part-beille.jpg 

crête des Génibres 

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regarder ensemble dans la même direction ...

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... vers des paysages inoubliables

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Cascade d'Ars 

Le soleil est toujours présent en fin de semaine et nous profitons des 2 jours qu'ils nous restent pour ........................ randonner . Nous avions remarqué sur les cartes postales en vente un peu partout une très belle cascade du nom de cascade d'Ars . Un petit tour au syndicat d'initiative pour prendre connaissance du parcours idéal et nous voilà partis pour une belle marche de 7h et 1150m + . Nous quittons Aulus les Bains et la route du col d'Agnès sur le coup de 9h et suivons le GR10 cheminant le long de la rivière d'Ars . Malgré les rochers recouverts de mousse, c'est une bonne mise en jambe pas trop difficile . Un véritable mur se présentant ensuite à nous nous rappelle qu'il va falloir grimper pour contempler la cascade . En haut de cette grosse côte nous rejoignons une large piste et là surprise, nous ne sommes plus seuls . Il y a des randonneurs devant et d'autres derrière et au fil des différentes pauses de chacun nous ne cessons de doubler et de nous faire doubler . Ce n'est pas grave , le jeu en vaut la chandelle et au bout d'1h30 de marche et presque autant de montée nous arrivons au premier étage de la cascade qui en comporte 3 . Un petit encas céréalier , quelques photos et nous reprenons la route pour atteindre après 1h d'ascension et de nombreux lacets le point culminant de la cascade , là où la rivière se jette dans le vide . Mais avide de tranquilité nous ne nous attardons pas et poussons un peu plus loin en suivant toujours la rivière d'Ars mais cette fois-ci nous sommes seul au monde . Coincés entre 2 immenses montagnes nous suivons une minuscule trace au milieu de plan de myrtilles et de framboises ( un régal ! ) . Nous faisons un peu d'escalade pour franchir des passages techniques avant de nous poser vers midi sur un surréaliste petit pont en béton pour manger . La température  a doublé depuis ce matin pour passer à 30°C .Ensuite nous revenons sur nos pas , dégustons ça et là quelques myrtilles en guise de dessert et retrouvons le haut de la cascade où de nombreux randonneurs se reposent , certains se faisant même bronzer étendus sur un drap de bain . Par la suite nous évoluons sur un petit sentier tout en montées-descentes techniques à flanc de montagne qui nous amènent juste au-dessus de l'Etang de Guzet . Un peu de hors-piste pour rejoindre la berge et manger une petite banane sêchée puis une longue descente sur un large chemin nous permet de rejoindre Aulus .  

début tranquille...

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...avant une belle petite côte

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cascade d'Ars

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où la rivière se jette



casse-croute

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au milieu des myrtilles ...

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derrière c'est l'Espagne

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yanshkov

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étang de Guzet

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Sur le chemin de la liberté 

Cette dernière rando dans les Pyrénées restera pour moi la plus belle de toutes . Nous décollons sur les coups de 9h du Port de la Core , encore un haut lieu du Tour de France , avec l'ambition d'aller marcher sur le sentier de la liberté , qui permis au cours de la seconde guerre mondiale à plus de 30000 personnes de rejoindre l'Espagne . Tout au long de la journée je ne cesse de penser à ce que pouvait être l'exode dans ces montagnes gigantesques et sans pitié ... La première partie du périple est une succession de petites montées tranquilles en sous-bois débouchant ensuite sur de splendides alpages reposant au pied d'immenses montagnes .
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Nous croisons quelques chevaux Merens en liberté , passons à proximité de refuges de bergers et en rencontrons un d'ailleurs accompagné de ses 2 chiens Tina et Bergère !
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Arrivés à la cabane de Subera nous devons quitter le GR10D très bien balisé que nous suivions jusqu'à présent pour se lancer sur le chemin de la liberté . Les premières difficultés s'annoncent , il nous faut trouver quelle direction prendre et trouver le bon balisage . Je m'entretiens quelques minutes avec un berger ( tee-shirt et short Nike ! ) qui m'explique très bien par où passer mais avec des termes techniques que je ne maîtrise pas très bien . Il me parle même d'un avion au près duquel il faudra passer . Bizarre cette histoire !?! Quoi qu'il en soit nous retrouvons le chemin et nous lançons dans une belle ascension surplombant l'alpage de Subera . Le berger m'a dit que le circuit que nous devions faire était difficile et qu'il nous faudrait de bonnes heures pour le réaliser mais que le beau temps était de la partie et qu'il n'y avait pas d'orages en vue . Mais je suis un peu inquiet pour Murielle . Y arrivera-t-elle sans problème ? Je meurs d'envie de poursuivre la route mais je lui propose quand même de faire demi-tour pour ne pas prendre de risque . Là encore c'est elle qui me pousse à continuer ! Que de ressources !!! 
Nous voilà alors partis pour le col de Craberous (2382m) et 900m de dénivelé positif . Le balisage vert ( ou jaune ? ) date un peu et n'est pas très visible . Hélas pour nous il doit être rafraichi d'ici un mois ... Nous montons chacun à notre rythme et comme lors de l'ascencion du Pic de Han 6 jours auparavant , nous nous retrouvons à nouveau coincés entre des montagnes à chercher le balisage .
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Nous tournons en rond au milieu d'un vaste alpage et la perte de temps est facilement de 2h ! ( mais peut-on vraiment parler de perte de temps dans un décor si beau ? ) . Nous nous posons afin de manger avant de repartir à la conquête du bon chemin .
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Et là, au loin, un groupe de randonneurs semble être égaré comme nous . Nous nous dirigeons vers eux et il s'avère qu'il sont à la recherche d'un balisage mais aussi plus particulièrement de l'avion !  Et c'est là que je comprends enfin qu'il s'agit des restes d'un crash ayant eu lieu il y a plus de 50 ans . Nous échangeons les différentes infos que nous avons et tandis que le groupe décide de s'arrêter manger, nous repartons explorer les recoins pas encore explorés . Je pars devant, les sensations physiques sont assez bonnes , je grimpe à toute vitesse en m'aidant des bâtons sans être trop essouflé . Je me sens dans mon élément . Mais psychologiquement j'ai un peu plus de mal : "il est où ce putain de balisage ?!" . Malgré les doutes quelque chose me pousse à poursuivre toujours un peu plus loin en espérant trouver une petite marque de peinture verte ou jaune .  Je scrute au loin en attendant Murielle mais ne vois rien . C'est décidé on fait demi-tour c'est pas la peine de s'embarquer je ne sais où . Mais lorsque ma chérie me rejoint, elle me montre du doigt un rond vert sur un rocher juste à côté de moi . On est sur le bon chemin , à nous l'avion et le col de Craberous !!! Les randonneurs croisés tout à l'heure paraissent bien petits en contre-bas . Je leur lance un cri afin de leur montrer le chemin à suivre . 
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La suite est une longue ascension très raide jusqu'au col . Nous passons vers la carlingue de l'avion et nous nous arrêtons près de la stelle en mémoire des 7 soldats britanniques . C'est étrange comme endroit , très peu de monde doit y passer vu la difficulté pour accéder ici . Je me sens un peu privilégié .
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Mais il n'y a pas que ça . Un fin brouillard se déplace faisant disparaitre et réapparaitre les sommets environnants et le bleu du ciel .
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Des chevaux sauvages intrigués par notre présence lèvent la tête dans notre direction .
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Plus haut c'est un troupeau de brebis qui nous attend à plus de 2000m .
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Là encore l'accès au col est vraiment difficile à trouver .
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Heureusement Murielle a l'oeil et c'est sur les coups de 15h45 que nous atteignons enfin le sommet  , après un final dans un mur de rochers .
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J'ai bien cru que l'on n' arriverait jamais ici mais alors je ne regrette vraiment pas .
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Une petite pause pour grignoter un peu et c'est la descente sur l'autre versant , très abrupte dans la caillasse , il faut faire attention à ne pas provoquer de chutes de pierres  . Nous croisons un couple qui monte et effectue le même parcours que nous mais dans l'autre sens .
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En bas nous arrivons dans une vaste prairie . Nous "visitons" un minuscule refuge , 5 ou 6m² avec des lits superposés , une épaisse mousse en guise de matelas , une table et 2 chaises branlantes ainsi que quelques casseroles oubliées là juste avant la vaisselle . Une couverture de survie abandonnée nous confirme que l'on peut bien dormir ici ! Heureusement nous avons encore presque 5h avant que la nuit ne tombe et donc largment le temps de rentrer . Le petit col de la Crouzette (2237m) est franchi comme une lettre à la poste . La pente herbeuse y est assez douce et après ce qu'on vient de se taper , c'est de la rigolade ! 

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La suite est une succession de descentes et de replats au milieu des brebis et plus bas d'un troupeau de vaches bien accueillantes . 

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A proximité de l'étang d'Eychelle nous commençons à croiser un peu plus de monde . Ca sent la fin du périple ...

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Les jambes commencent à être un peu lourdes mais je profite de chacun de mes pas sur le sol pyrénéen, c'est pas tous les jours que je pourrai randonner dessus . Le paysage et la végétation changent très rapidement et c'est par un sentier entouré de plans de myrtilles que nous finissons la journée .

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Il est 19h15 et nous bouclons une superbe rando montagneuse à souhait avec  plus de 1700m + et 9h30 de marche .

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A coup sûr nous reviendrons dans cette région pour de prochaines vacances ou pour courir un trail, très nombreux dans le coin ...

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La der avant l'opération

Publié le par yanshkov

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L'avant-veille de mon arthroscopie du genou, je suis allé faire un tour du côté de la Chartreuse avec mon copain Romain. Amoureux de la montagne comme moi, ancien cycliste comme moi et reconvertit à la course à pied ............... comme moi ,nous souhaitions depuis quelques temps faire une rando en commun . Direction donc en ce samedi ensoleillé St Pierre de Chartreuse et plus précisément Perquelin où nous laissons la voiture sur un parking au début d'une piste forestière . Il y a déjà pas mal de bagnolles garées et des marcheurs qui s'activent . Apparemment, nous n'allons pas être tout seuls à la Dent de Crolles (2062m) objectif de la journée . Mais il y a plusieurs possibilités d'y monter et nous choisissons le plus difficile et donc moins fréquenté .  

Après quelques centaines de mètres sur la piste, tout en monté ,nous atteignons le Guiers-Mort, très facile à traverser à cette époque de l'année puis empruntons un petit chemin en sous-bois très pentu et glissant qui nous emmène au bout d'une trentaine de minutes à la Source du Guiers . L'endroit est sympa , il faut traverser le ruisseau sur des petits carrés de métal, fixés au sol et dépassant de l'eau .
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Le débit n'étant pas très important , l'affaire n'a rien d'exceptionelle mais il est sûrement préférable de faire demi-tour au moment de la fonte des neiges ! Autre curiosité, la source se trouve dans une grotte à l'entrée très impressionnante . Nous nous aventurons un peu à l'intérieur mais sans éclairage , pas question d'aller bien loin d'autant qu'une plaque sur la roche nous informe de la mort d'un jeune garçon de 18 ans lors d'une exploration ... 
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La suite du parcours est un sentier très étroit et très raide longeant la falaise à gauche et surplombant une forêt sur la droite . Gare à ne pas tomber , la chute risque d'être un peu longuette ! Nous marchons d'un rythme très soutenu et suivons depuis la source un vieux balisage sur la paroi. Nous pinaillons quelques minutes lorsque nous perdons de vu les flèches rouges et jaunes et que le chemin s'arrête net le long de la falaise . Il fallait en fait lever un peu la tête pour s'apercevoir que la suite du tracé se trouvait juste au dessus de nous .
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Après quelques passages en escalade pas trop difficiles , nous retrouvons une trace un peu plus orthodoxe qui nous conduit à proximité du Trou du Glaz , sur le GR9 . Un nouveau passage délicat, aménagé dans la paroi avec des câbles nous permet de rejoindre rapidement les alpages .
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Nous apercevons à un kilomètre devant nous la grosse croix marquant le sommet de la Dent de Crolles . Cette dernière montée se fait sur herbes mais aussi sur d'énormes roches trouées de part et d'autres tel du gruyère !  Comme prévu il y a du monde au sommet mais l'endroit est vaste et il y a de la place pour tout le monde . Au sud , une vue impressionnante sur .......................... une magnifique mer de nuages et au nord-est le Mont-Blanc , dominant la chaine des Alpes .Nous mangeons au sommet après avoir enfilé une veste pour nous protéger du vent qui souffle là-haut . 
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Puis c'est la redescente jusqu'au carrefour que nous avions laissé tout à l'heure pour monter ici . Nous y rejoignons le GR9 qui nous amène après environ 3 kms et une petite heure de montée-descente sur chemin technique le long de la falaise, à la cabane de Bellefont . Quelques ânes vivent ici en semi-liberté , sur plusieurs hectares délimités par une clôture qu'il nous a fallu ouvrir puis fermer derrière nous . Nous sommes au pied du col de Bellefont que nous apercevons nettement sur notre droite . Un petit sentier serpentant au milieu de la pente nous permet de le rejoindre après une vingtaine de minutes d'ascension très rapide, au rythme de 900m de dénivelé positif à l'heure ! C'est un petit bonus que nous nous offrons là car une fois en haut il nous faut retourner sur nos pas pour retrouver le chemin qui doit nous ramener à Perquelin . 
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Le reste de la rando consiste en une longue descente via le col de la Saulce à travers la forêt domaniale de la Grande Chartreuse . N'ayant ressenti aucune douleur au genou malgré un très bon rythme de marche , nous courons dans la descente pendant une dizaine de minutes . Je retrouve des sensations de vitesse que je n'avais pas ressenti depuis bien longtemps mais je sens aussi que je ne pourrais pas tenir le rythme trop longtemps quand même . Nous finissons l'escapade en marchant après 5h15 d'effort et 1500m de dénivelé, sans gêne au genou mais quand même un peu fatigué .

Voilà , c'était la dernière avant l'opération mais aussi la dernière de l'année car je ne devrais pas remettre les pieds à la montagne avant quelques mois .
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retour aux choses serieuses

Publié le par yanshkov

Murielle et moi avons mis à profit une semaine de vacances en Ariège pour faire un peu de tourisme et quelques randonnées en montagne . Le genou ne m'a posé aucun problème malgré les heures de marche et le dénivelé positif et négatif accumulé . Avec Murielle je prends en effet plus de temps pour me reposer , je pars régulièrement devant puis l'attends afin que l'on reparte ensemble . De plus je me retiens un peu dans les descentes et me soulage énormément avec les bâtons de marche . Tout ceci me permet de faire de belles et longues randos en haute montagne , sans avoir à rentrer sur une jambe !  Je publierai des compte-rendus dans les jours qui viennent, j'aurai le temps d'écrire pendant la convalescence .

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J'ai vu l'anesthésiste hier et j'ai opté pour une anesthésie locale , afin de pouvoir suivre en direct live sur l'écran mon arthroscopie et les diverses interventions sur le genou qui en découleront . Tout devrait bien se passer , le plus dur sera sûrement les 2 grosses piqûres pour endormir la jambe . Je rentre à l'hôpital dimanche en fin d'après-midi et ressort normalement lundi, avec tout de même un genou gros comme une pastèque . 

Sinon, si le temps le permet ,une petite escapade à la Dent de Crolles est prévue samedi . Aujourd'hui je sens un peu le genou alors je reste tranquille durant la semaine .

Et au fait je cherche une débroussailleuse , il faut que je me rase les jambes avant l'intervention , quelqu'un peut m'aider ? 

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au royaume des marmottes

Publié le par yanshkov

C'est donc avec la douleur au genou disparue et la grosse courbature des quadriceps de la jambe droite estompée que je suis reparti en vadrouille le dernier week-end de juillet  . Mais cette fois-ci en compagnie de ma chère et tendre que j'avais enfin récupérée après presque 1 mois de séparation ... Un bonheur n'arrivant jamais seul , le soleil était au rendez-vous !  
Nous avons fait une petite approche en voiture jusqu'au lac de St Guérin afin de s'épargner les 4 kms aller-retour de route le séparant du camping . Et ça sera toujours ça de moins si mon genou venait à coincer ! 
Au programme de la journée l'ascension du Col du Coin et ses 2398m d'altitude par le Cormet d'Arêches . 

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Nous commençons par longer le lac de St Guérin par la rive est puis suivons un petit sentier d'abord au milieu des sapins puis à travers l'alpage . La pente n'est pas trop rude et permet une bonne mise en jambe . Nous atteignons le paisible lac des Fées après un peu plus d'une heure quinze de marche . C'est l'occasion de manger quelques fruits secs

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Murielle connait assez bien le coin pour y être passée avec les gamins de la colo lors d'une rando itinérante de 2 jours . Elle est toute heureuse de me faire découvrir l'endroit même si je marche quand même bien plus vite que ses marmots . Enfin moi je ne m'arrête pas toutes les 5 minutes pour boire ou faire un petit pipi ! 

Nous continuons ensuite l'ascension jusqu'au Cormet d'Arêches que nous rejoingnons  au bout de 2h45 . Le charme est un peu rompu par la dizaine de voitures garées là-haut . En effet l'accès est possible par une piste "jeepable" serpentant à travers les alpages et que nous avons d'ailleurs à plusieurs reprises dû couper .  

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De nombreux randonneurs partent d'ici pour la journée mais on ne peut pas trop leur en vouloir de cette approche en bagnole , surtout les quelques enfants et leurs parents . 

De là , une petite descente nous mène au refuge de la Coire , où Murielle a passé la nuit avec les petits après un délicieux gratin de crozets ... 

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Nous aperçevons devant nous le col du Coin et commençons à remonter doucement , toujours sur une large piste . Nous doublons même quelques marcheurs malgré notre faible rythme de croisière . 

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La dernière partie nous fait quitter la piste pour grimper une pente enfin digne de ce nom à travers l'alpage . Je décide de lâcher les chevaux et de terminer à toute vitesse l'ascension . C'est ainsi que je rejoins le col puis attends Murielle tout en contemplant l'extraordinaire vue sur la Pierra Menta .

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Au sommet du col, il n'y a guère de place pour plus de 4 personnes alors nous grimpons juste au dessus du passage où nous cassons la croûte alors que la température chute de 10° pour  passer à 20° en raison de l'exposition au vent .  Il fait bon remettre la veste . 

Après une bonne pause nous reprenons le cours de la rando et évoluons sur une crête puis sur un tout petit sentier le long de la pente du Mont Coin

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Il y a quelques passages délicats mais heureusement le genou ne bronche pas . Quand je repense à l'état dans lequel j'étais il y a une semaine , je savoure le bonheur d'être ici ! En plus une belle surprise nous attend un peu plus loin . Nous avions bien vu sur la carte que nous allions traverser le Plan de la Marmotte mais de là à en voir autant ! Juste en dessous de nous , une vaste prairie et 2, 3, 4 puis 5 marmottes gambadant ça et là , se faisant dorer au soleil ou certaines plus prudentes à l'affût devant leur terrier . Nous restons émerveillés par ce spectacle, sûrement banal pour des montagnards mais plus rare pour nous , plus habitués au manège des chats devant nos fenêtres ! 

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Après les marmottes , notre chemin croise celui d'un troupeau de magnifiques tarines . Nous nous approchons tout près ce qui ne les effraie en rien . Nous évitons par contre de passer trop près du taureau qui broute de l'autre côté, derrière une petite clôture électrique .

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Nous poursuivons sur un chemin escarpé où il faut parfois mettre les mains pour rejoindre la Croix du Berger qui surplombe le Cormet d'Arêches mais aussi le lac des Fées et le St Guérin , minuscule sous nos yeux .

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Nous n'avons plus qu'à nous laisser glisser vers le Cormet puis reprendre l'itinéraire du matin en sens inverse .Nous croisons quelques voitures sur la piste , ça risque de bouchonner en fin d'après-midi par ici !!! . Autour du lac des Fées , encore désert à notre passage matinal , beaucoup de monde s'est installé pour pique-niquer voir faire un barbecue . Nous ne nous attardons pas et retrouvons la voiture après presque 6h de marche

Le genou a tenu bon , je me suis même amusé à quelques reprises à courir sur quelques dizaines de mètres dans la descente , juste pour le plaisir . Nous finissons notre journée à la piscine de Beaufort , excellent pour la récupération ! 

Du dénivelé ,des descentes ,des marmottes, des lacs, des vues imprenables ... et pas de douleur ! Retour au paradis ...

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du paradis à l'enfer ...

Publié le par yanshkov

J'ai passé le week-end dans le Beaufortin, à Arêches, où Murielle est animatrice de colo durant tout le mois de juillet . Arrivé vendredi en début de soirée, je plante ma petite tente au très tranquille camping "les Amis"  ,à 1450m d'altitude . Le temps de m'installer, de faire chauffer l'eau pour le sachet de soupe et le plat de pâtes, et de manger, il est rapidement 22h . Je m'engouffre dans mon duvet et m'endors assez rapidement, après avoir mis le réveil sur 6h du mat . 
C'est un peu avant 6h que je me réveille , le camping et les environs tout couverts de brouillard . Il y a d'autres campeurs debout, qui comme moi ont sans doute prévu d'aller randonner . Je prends mon petit déjeuner à la fraîche, environ 13° et c'est sur les coups de 7h15 que je m'élance pour mon périple . Pour la première fois, j'utilise des bâtons . Cela permet de soulager les genoux, pas vraiment épargnés en montagne . Sur le début du parcours je n'en ai pas vraiment besoin, je suis une route goudronnée qui après 2 lacets me mène au Lac de St-Guérin .

lac-st-guerin.jpgJe traverse le barrage, sur environ 300m, avec à ma gauche le lac et à droite une vue vertigineuse sur la vallée du Poncellamont, torrent qui arrose Arêches en contre-bas .
barrage-de-st-guerin.jpgJe m'engage sur un sentier qui longe la partie ouest du St Guérin . Je tombe sur les balisages au sol de la Frison Roche , un trail de 36km qui a eu lieu la semaine dernière au départ de Beaufort . Je vais suivre son parcours pendant un long moment . A l'autre bout du lac , je commence enfin à m'élever et prendre un peu d'altitude, à travers la forêt de Marlhonais
petit-pont.jpgLe sentier est très accidenté , il y a des passages très étroits, d'autres constitués de rochers et de troncs d'arbres couchés en travers . J'essaye de m'imaginer en train de participer au trail . Est ce que je passerais en courant , ou bien en marchant ? En quelle position serais-je à ce moment là de l'épreuve ? Malgré cette petite excitation, je reste sage et me contente de grimper à un bon rythme, ce qui me permet assez rapidement de rejoindre les alpages .
dans-la-brume.jpgHélas, les sommets alentour sont tous dans le brouillard et cela gâche un peu le plaisir, mais je ne désespère pas que ça se lève dans la matinée . Je suis toujours le parcours de la Frison Roche, qui est aussi le parcours du Tour du Beaufortain ,rando itinérante de 140 kms . Planté au milieu du décor , le Chalet des Rognoux et un troupeau de vaches, des tarines dont le lait sert à la fabrication du Beaufort . Il faut franchir sans trop de mal quelques clôtures électriques, installées pour retenir le troupeau .

J'évolue pendant quelques kilomètres sur une piste assez large et très légèrement pentue . Je passe à proximité du refuge de l'Alpage où je salue des randonneurs se préparant à partir après avoir sûrement passé la nuit ici . 
A un carrefour, j'ai la possibilité de m'élever sur ma gauche, vers le Grand Mont, ou alors de continuer sur le parcour du Tour du Beaufortain . Je choisis la seconde option . Un peu plus loin, je délaisse la large piste et m'engage sur un sentier typiquement alpin, sur le versant ouest de la Tête Rouge . Le brouillard se lève quelque peu et j'aperçois quelques sommets . 
a-travers-la-brume.jpgJe traverse d'impressionants  " champs de caillasse " sur lesquels il faut faire très attention où l'on met les pieds, sous peine de se faire très mal ou pire, de basculer en contre-bas . Par manque d'expérience et d'entraînement, je ne suis pas très à l'aise sur ce genre de parcours et je me dis que cette partie du trail ne me serait pas très profitable . Mais je suis heureux d'être là, seul au monde dans un décor de rêve . Et là, au milieu de nulle part, une tente plantée au bord d'un petit lac . Quel régal se doit être de dormir ici, à 2000m d'altitude . 
au-creux-des-montagnes.jpgPar la suite le sentier se mélange à un ruisseau qu'il faut franchir à plusieures reprises . J'avais les chaussures déjà bien humides après les passages dans l'herbe mouillée des alpages mais là, elles sont trempées . 
Je passe sans encombre un passage délicat qui ressemble plus à de l'escalade qu'à de la rando . Dire que les traileurs sont passés par là ! 
cascade.jpg Je marche depuis plus de 2h et en jettant un coup d'oeil à la carte, je m'aperçois que la boucle que j'ai prévue de faire semble un peu trop longue et si je ne veux pas rentrer de nuit, il va falloir trouver autre chose . Une petite pancarte plantée là indique sur la gauche le lac de Brasse à 15 minutes . Finallement je mets à peine la moitié pour le rejoindre, après une jolie petite grimpette .
lac-de-brasse.jpgLà, je me restaure un peu avec la traditionelle banane sêchée ! Puis je décide de la suite du programme : ce sera l'ascension du Grand Mont et ses 2686m . Je refais alors le chemin en sens inverse, croise quelques randonneurs . C'est aussi l'occasion d'apercevoir un chamois, crapahutant sur les rochers, à quelques mètres de moi . Par contre pas le temps de prendre de photos . Je croise sur la large piste des marcheurs chargés de sacs à dos impressionnants , de probablement plus de 15 kgs , leur permettant une autonomie complète pendant plusieurs jours . Cela me remémore les randos itinérantes avec mon frère , mes 2 soeurs et mes parents lorsque j'avais une dizaine d'années . J'adorais ces vacances, passer la nuit dans un gîte, découvrir des paysages grandioses, à la seule force des mollets . L'année prochaine il faut que je me programme quelque chose dans ce style . 

Mais pour le moment il faut que je grimpe au sommet du Grand Mont . La grimpée commence juste au Chalet des Rognoux , un écriteau indiquant 2h15 d'ascension . Les bâtons me sont d'une grande utilitée et je ne regrette vraiment pas leur emploi . 
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Je rejoins des pistes de ski, évidemment désertes et vierges de neige à cette époque de l'année et passe sous des remontées mécaniques . Je suis alors au Col de la Forclaz (2374m)  et le paysage commence à changer sérieusement . La végétation se fait plus rare et il y a de plus en plus de rochers . Le brouillard m'empêche toujours de voir le sommet mais quelques trouées font apparaître un magnifique ciel bleu . 

Je me dirige alors à l'aide des quelques traces de peinture jaune sur les rochers mais aussi grâce aux cairns, petits assemblages artificiels de pierres balisant le sentier . Juste avant d'arriver au sommet, j'aperçois une marmotte quelques centaines de mètres devant moi . Je stoppe ma course et l'observe s'éloigner doucement . C'est vrai que depuis le début de l'ascension j'entendais siffler des marmottes mais en voir une en vrai , c'est le pied !
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Il est un peu plus de midi lorsque je me pose tout près de la croix de bois marquant le sommet du Grand Mont (2686m) . Cela fait 5h que je marche et il est temps de casse-croûter un peu ! 
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Hélas pour moi, pas de vue sur les autres sommets alentours . Dommage, il parait qu'on a en temps normal une vue imprenable sur la Vanoise et sur le Massif du Mont Blanc . Ce sera pour une prochaine fois . 

En tout cas, le coin n'est pas très fréquenté et c'est pas plus mal comme ça . Ma petite pause gastronomique ne dure qu'une petite demie-heure , avant que je ne reprenne le cours de ma rando . 

Mais dans la descente qui suit arrive ce que je craignais . Ma tendinite du TFL se réveille . La douleur n'est pas trop forte mais cela ne laisse rien augurer de bon . Heureusement je peux compter sur les bâtons pour me soulager un peu . 

Sur la carte, j'avais vu qu'en descendant tout droit, je pouvais rejoindre, après 600m de dénivelé négatif les lacs de la Tempête . Je m'engage alors dans une périlleuse descente, hyper abrupte par endroit, il faut s'accrocher aux rochers à l'aide des mains pour ne pas déraper et faire attention aux herbes humides glissantes . Deux trois fois je me retrouve à terre . Je suis totalement hors piste mais j'aperçois tout en bas le sentier qu'il faut que je rejoigne . D'ici, ce n'est qu'une petite trace au milieu d'une vallée mais je l'atteins finalement assez vite, non sans mal . On ne se rend pas bien compte sur la photo mais c'est en réalité un véritable mur !
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Arrivé sur le sentier, je fais un point sur la carte . Quel con ! Je ne suis pas descendu sur le bon versant et me retrouve à quelques mètres du col de la Louze (2119m) . En fait c'est plutôt une bonne nouvelle car je me trouve ainsi un peu plus près du St Guérin qu'il faut que je contourne pour finir la boucle . En temps normal, j'aurais bien fait le détour par les lac de la Tempête mais la douleur au genou commence vraiment à être insupportable . Cela fait déjà 6h que je marche et mon pauvre genou n'en peut plus . La fin de la rando se transforme en véritable galère . Jusqu'au St Guérin que j'apercois devant moi, il n'y a que de la descente et je ne peux pratiquement pas plier la jambe . Que c'est long et dur jusqu'en bas .
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 A plusieurs reprises je trempe mon genou dans le ruisseau de la Louze ( qui porte bien son nom celui là ! ) . Cela agit comme anti-inflammatoire, mais seulement quelques minutes . Je me plais à fredonner la chanson de Camille " Ta douleur " lorsque j'immerge mon genou dans l'eau glacée . Ah si le ruisseau pouvait me prendre ma douleur , prendre ma douleur !  Je me fais doubler par un couple de randonneurs et le peu d'orgueil que j'ai en prend un coup ! Mais bon je sais ce qui me fait souffrir et l'opération future me permet de garder le moral . C'est dommage car cette descente serait un régal à parcourir en courant . C'est ce que je me dis au moment même où 3 furieux me dépassent à fond de ballon .... 

Je mets un peu plus d'heure pour faire les 2,5 km qui me séparent de la rive ouest du St Guérin . C'est une délivrance pour moi de retrouver une partie plane même si la douleur est toujours vive . Je retrouve le camping après 8 heures d'effort alors que quelques gouttes de pluie commence à tomber .  

Autant vous dire que la douleur est restée présente pendant les jours suivants . J'ai eu beaucoup de mal à plier le genou et des courbatures se sont ajoutées par dessus . Aujourd'hui la tendinite a disparu, j'ai pu aller bosser en vélo mais par contre j'ai une énorme courbature aux quadriceps droits . Pratiquement impossible de plier la jambe et même au toucher, c'est douloureux . Probablement le fait d'avoir porté tout le poids du corps sur la jambe droite pour soulager la gauche . 

En tout les cas je ne regrettre pas ce périble malgré l'enfer à la fin . Cela me servira peut être un jour au moment de boucler un ultra-trail . Mais jusqu'à l'opération je ne vais plus me lancer dans de si longues escapades . je me contenterai de rando de 3 à 4 heures . Dès ce week-end d'ailleurs où je retrouve Murielle à Arêches ...  

 

Publié dans esprit-trail

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