Nuit des Cabornes 2013

Publié le par yanshkov

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2 mois après le Grand Trail Stevenson j'accroche un nouveau dossard à l'occasion de la 5ème édition de la Nuit des Cabornes. Après une bonne pause cet été où je me suis contenté de quelques sorties vélo et quelques rando-courses en montagne afin de bien recharger les batteries, je n'ai repris un entrainement structuré que depuis une dizaine de jours en vue des objectifs de l'automne.

 

La Nuit des Cabornes est comme son nom l'indique une course nocturne enpruntant les sentiers du Mont d'Or à la recherche des cabornes, ces fameuses cabanes de pierres cachées un peu partout dans le massif. 2 distances sont proposées, un 50 et un 25km avec possibilité de choisir le format à la bifurcation du 16ème km. J'ai longtemps envisagé de participer à la plus longue distance mais en faisant un peu le point sur la forme du moment et les échéances à venir avec mon coach (c'est à dire .... moi !) j'ai choisi de me contenter du "petit" format amplement suffisant.

 

Au départ je retrouve avec plaisir plein de copains et copines, faut dire qu'avec 600 participants il y a du monde à saluer. On se questionne sur la distance choisie et beaucoup me croyant sur le 50km pense que je bluffe ! Mais non je vous assure je pars sur le petit parcours, d'ailleurs je n'ai rien pris à manger !

 

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A 20h30 nous éclairons nos frontales et le départ est donné. Il fait près de 20°C et j'ai donc opté pour un short et un débardeur ultralight ainsi que pour le sac Olmo 5L qui me permet de transporter mon litre de boisson énergétique. Comme prévu ça part vite sur le large sentier s'élevant en pente douce au dessus de St Romain au Mt d'Or. Je prends mon rythme sans trop me soucier de la petite quinzaine de coureurs avec tous les favoris (Fleureton, Traub, Stuck, mon pote Stephane Vinot ...) qui déjà se détache. Je suis pour le moment en compagnie de Jean Paul Bolle et Olivier Alfano sur un rythme bien soutenu.

 

Au bout de 3km une première bonne côte se présente et je la négocie tout en trottinant sans me mettre dans le rouge. Jean Paul me lâche un peu et Olivier qui avait un peu perdu de terrain revient en compagnie d'un autre gars. Un peu de plat sur le Sentier des Rapaces (haut lieu de la sortie dominicale lyonnaise) et il est temps de plonger sur la droite pour une belle descente. Le phare de ma Petzl Nao me permet de voir comme en plein jour et je négocie sans problème cette descente revenant sur Jean Paul et en distançant Olivier. Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu de telles sensations! J'échange quelques mots avec JP alors que ça remonte un peu puis le distance à l'occasion de la descente vers la Fontaine du Mas. Vraiment agréable d'être aussi relâché en descente. En bas un groupe de spectateurs met l'ambiance en faisant un max de bruit. Une nouvelle côte bien raide où je continue de trottiner me permet de recoller à 2 coureurs. Un peu plus loin la pente s'adoucit nettement et nous serpentons sur un petit single avant d'emprunter sur quelques dizaines de mètres la route du Mont Thou. Plus loin nous doublons une longue file de coureurs qui gentiment nous laisse la place. Il s'agit des membres de l'association Everest en Sable qui participent en compagnie d'une joelette. Je les encourage au passage et continue mon chemin.

 

Un peu avant le hameau du Mont Thou où nous attend un trio de guitaristes, nous quittons le chemin pour un petit détour vers une caborne illuminée par des dizaines de lumignons posés au sol !! Excellent ce petit côté mystique... Le sommet du Mont Thou, point culminant du parcours approche mais il faut encore se taper un peu de dénivelé. Alors que je m'étais dit au départ qu'il fallait que je cours dans toutes les côtes, je commence à avoir un peu les cuisses qui chauffent. Je trottine en passant devant Jujutrail et Matthieu de Des bosses et des bulles afin de faire bonne figure puis opte pour la marche rapide. Rémi Coquard parti prudemment me rejoint et me laisse sur place. Je parviens quand même à relancer malgré des ischio-jambiers qui tiraillent un peu et je garde Rémi en point de mire. Un peu avant le sommet ma chérie est là pour m'encourager. Je suis rassuré elle a réussi à sortir la voiture du pré à vaches où nous étions garés!!

 

Le sommet est en vue et Jean Paul revient sur moi juste avant la bascule. Il y a une grosse ambiance du côté de la table d'orientation et nous passons au milieu d'une haie de chaleureux spectateurs. Ambiance au top! Pour autant je ne m'attarde pas, je mets les pleins phares de la frontale et me lance dans la descente. Mes sensations de début de course se confirme, je suis au top en descente et ni les racines ni les devers et ni les petits décrochements me font ralentir. Je reviens rapidement sur Rémy et nous arrivons ensemble au carrefour de la Croix de Prêle. Murielle m'y encourage ainsi que la famille Aujogues, père et fille.

 

La portion qui suit est beaucoup plus roulante et je décide d'augmenter un peu l'allure. Rémy décroche logiquement car il court les 50km et je continue tout seul. Le parcours quitte par endroit le sentier pour faire le tour d'une caborne ou grimper quelques marches en pierres. Devant j'aperçois le faisceau de la frontale d'un coureur duquel je me rapproche de plus en plus. Il y a aussi de la musique plutôt rock'n roll de plus en plus fort signe que le ravitaillement est proche. J'y arrive très vite et retrouve mon pote Stephane Vinot qui repart avec moi. Il me dit qu'il a un peu levé le pied car c'est parti vraiment vite devant. On n'a fait que 12km et il lui en reste 38 à faire, donc sage décision! Pour moi il en est tout autrement puisque je suis presque à mi-course. Habitué des lieux même si je n'y viens plus très souvent depuis mon déménagement en Beaujolais il y a 2 ans, je sais que les kilomètres qui viennent sont globalement descendants et donc à mon avantage. Rapidement je reviens sur un coureur, puis un second puis un troisième si bien qu'au passage à la Croix Rampau (km 17) je dois être en 5ème position. Je rejoins même le 4ème au passage de la table d'orientation qui me dit être plein de crampes. Je négocie sans encombre la descente très raide vers Curis au Mont d'Or où se tient un ravitaillement et où m'attend ma chérie toute surprise de me voir en si bonne position. Je ne traîne pas et bois juste un verre de coca afin de booster un peu ma fin de course.

 

Il ne reste que 5 ou 6 kms mais encore une bonne montée vers la Croix Vitaise. Ce n'est pas très raide sur une large piste et je contiue à bien courir même si je sens que j'accuse un peu le coup. J'entrevois par moment une frontale à ma poursuite et j'ai même l'impression qu'elle se rapproche tout doucement...

 

La fameuse montée du Marabout se présente avec sa centaine de marches éclairées par autant de petites bougies. Mains sur les cuisses je monte l'escalier 2 par 2 et alors que je ne suis qu'à mi-pente mon poursuivant est déjà là. En haut des escaliers ça continue de monter en faux-plat et je m'oblige à trottiner afin de conserver ma courte avance. Un replat me permet d'allonger un peu la foulée avant le dernier raidard menant à la Cx Vitaise. Cette fois je n'ai pas le choix, c'est en marchant et en poussant fortement sur les cuisses avec les mains que je me hisse en haut. J'ai malgré tout toujours une centaine de mètres d'avance sur mon poursuivant lorsque j'arrive au carrefour de la Croix Vitaise. Quelques marches d'escaliers puis encore un tout petit peu de montée et me voilà sur une partie beaucoup plus roulante. Je peux allonger la foulée et voir disparaitre derrière moi le rond lumineux qui me menaçait jusque là. Si tout va bien je devrais finir à une satisfaisante 4ème place. Reste à bien négocier les dernières descentes très techniques avec beaucoup de pierres instables. Je ne prends pas de risque mais malgré tout la pause de pied se fait sans stress et je conserve une bonne vitesse me mettant à l'abri d'un retour de mes poursuivants. 

 

On traverse quelques tunnels en pierres, toujours accompagnés par une allée de lumignons et par la douce mélodie d'une flûte à bec. Magique cette course! Mais moi qui croyais descendre jusqu'à l'arrivée à St Romain je suis surpris par la nouvelle côte qui se présente. J'opte pour le mode marche rapide car il y a beaucoup de caillasse et la pente est assez raide. On passe à nouveau un tunnel mais cette fois je ne suis plus tout seul puisque depuis le pied de cette ultime côte je double une file ininterrompue de marcheurs. Ils m'encouragent chaleureusement et alors que je suis quasiment en haut de la côte et qu'il reste une dizaine de marches à escalader j'aperçois juste devant ce qui semble être un coureur. Je le double et l'encourage sportivement sous les yeux de Juju et de Jacques Guido, l'organisateur de l'épreuve que j'entends annoncer au talkie walkie que je viens juste de passer 3ème. Cette effervescence et les encouragements à mon égard me motivent à finir fort malgré la fatigue. J'ai un peu de mal à relancer sur le faux plat montant qui suit et des crampes apparaissent dans mes 2 mollets. J'expire fortement à plusieurs reprises afin de les faire passer. Heureusement la suite est plus plane et les crampes disparaissent. Le gars que je viens de doubler et que je ne connais pas n'a pas pu accrocher mon sillage et a prori il est trop cuit pour envisager de me revenir dessus. Malgré tout j'ai hâte d'en terminer avec cette partie légèrement montante et de plonger dans la descente sur St Romain. Juste avant la bascule je retrouve Nicolas Francineau qui m'accompagne sur quelques centaines de mètres et me fait un topo sur la fin de course. Je me retourne pour constater  que j'ai suffisamment d'avance pour ne pas prendre de risque dans l'ultime descente.

 

Je savoure donc les dernières minutes de ma course, vraiment content de son déroulement et surtout de monter sur le podium à côté de 2 champions comme Cédric Fleureton et Alexis Traub. Je franchis la ligne d'arrivée après 2h25'47" 26km et 1260m+ très loin de Cédric mais à moins de 3 minutes d'Alexis. Pas si mal pour une reprise.

 

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Me voilà donc bien lancer pour réaliser une grosse fin de saison. Je sais ce qu'il me reste à faire à l'entrainement pour être au top dans les semaines à venir ... Prochain épisode le 22 septembre au Haute-Azergues Trail. Un 42km où je défendrai ma première place au Beaujolais Endurance Tour.

 

Un grand merci à Jacques et toute son équipe pour l'invitation à sa magnifique épreuve.

 

CLASSEMENT

 

Dès que possible je mettrai en ligne quelques photos ...

Publié dans courses

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fred 19/09/2013 11:47


ben une fois de plus bravo! J'espère que t'as pensé à eteindre ton phare lors du passage des luminions....ahahhaha