3 jours dans le Pilat avec l'âne Lulu

Publié le par yanshkov

Pour mon anniversaire, ma chérie a décidé de m'offrir une petite randonnée de plusieurs jours en amoureux. Et comme elle sait que j'ai une grande passion pour les ânes ( et que ça lui permet de marcher à un rythme cool ... ) , elle opte pour une rando avec un âne bâté. Nous avons déjà une petite expérience en la matière mais jamais sur plus d'une journée. Mais je dois dire que ce cadeau est un des plus beaux qu'elle puisse m'offrir et je suis comme un gosse à l'idée de partir ainsi.

Samedi 7 Avril   Maclas - La Rivoire

Il est 9h30 lorsque nous arrivons aux écuries de Pil'ânes , situées à Maclas , non loin de Pélussin . 6 ânes nous attendent derrière leur enclos et c'est avec Lulu, un âne randonneur de 8 ans,  que nous allons partir . La propriétaire nous donne toutes les instructions nécessaires au bon déroulement de la rando et après avoir bâté notre âne et accroché nos sacoches , nous nous élançons , direction le Sud .

Tout de suite Lulu prend un bon petit rythme et semble décidé à ne pas perdre de temps en route . Lorsque je sens que son regard penche vers le bas côté de la route , vers un bon gros tas d'herbes fraîches , je donne un petit coup sur la longe et lui explique qu'on fera une pause ravito plus loin , tous ensemble . Il faut dès le début montrer à l'animal que ce n'est pas lui qui décide car sinon la rando peut se transformer en grosse galère .De ce point de vue là, je suis assez fier de moi et le week-end s'annonce très bien.

Le début d'étape consiste à contourner le village de Maclas , sur des petites routes goudronnées et des chemins de terre , au milieu de pommiers en fleurs . Lulu n'est pas perturbé par la présence de chevaux dans les prés environnants , alors que ceux-ci s'approchent au plus près.  Nous sommes doublés par un couple en VTT avec une petite fille sur le siège arrière. Et lorsque ceux-ci se trouvent à nos côtés nous entendons les paroles admiratives et émerveillées de l'enfant . L'âne suscite un véritable engouement  au près des plus jeunes , nous le constatons tout au long du parcours .

Une fois quittés Maclas , la route nous emmène à Limonne où nous quittons la Loire pour entrer en Ardèche . Nous laissons alors la route goudronnée pour prendre la direction de St jacques d'Atticieux , petit village perché droit devant nous . Nous rencontrons un peu de boue et des flaques d'eau sur le chemin mais ça ne perturbe pas trop Lulu (alors que les ânes ont bien souvent peur de la flotte) . Il hésite un très court instant puis contourne ou fait un tout petit saut par dessus. S'ensuit une longue montée , d'abord sous le soleil jusqu'à St Jacques puis plus à l'ombre au milieu d'une forêt jusqu'au point culminant de notre première étape. Lulu a d'ailleurs fort envie de faire une pause mais il n'y a pas trop de recoins où se poser alors nous continuons d'avancer au grand dam de notre compagnon . Après coup on se dit qu'on aurait dû l'écouter car nous nous retrouvons sur un vaste plateau sans aucun abris à l'ombre . Nous traversons un nouveau petit village, Eteize , qui semble n'être habité que par 2 ou 3 personnes . Deux chiens se rapprochent de nous en aboyant méchamment mais Lulu ne semble pas inquiet et les ignore complètement  . Tout au long de notre périble nous croisons des chiens , plus ou moins aggressifs mais notre âne ne les craint pas trop et continue sa route paisiblement sans leur prêter attention . En général les chiens renoncent très vite à une quelconque attaque et font demi-tour . Nous apprendrons plus tard qu'il n'en est pas ainsi de tous les animaux.... A la sortie d'Eteize nous trouvons enfin un coin ombragé , à l'entrée d'un pré . Nous  attachons Lulu à un piquet , lui enlevons les sacoches et le bât afin de le soulager et commençons notre casse-croûte ....

Nous repartons sur le coup de 14h30 , un peu refroidis de s'être arrêté après avoir eu bien chaud . Nous atteignons très rapidement , via une petite descente , le Lac du Ternay . Un chemin et une route en surplomb permettent d'en faire le tour , soit envrion 4 km , au milieu des cèdres du Liban et des séquoias . Beaucoup de monde s'y promène , des couples de retraités , des joggers , des familles ... Nous ne passons pas inaperçu avec notre âne et sommes obligés de nous arrêter régulièrement pour répondre aux questions et laisser les enfants carresser Lulu : " il est tout doux maman !". Notre itinéraire nous permet de faire un peu plus de la moitié du tour et de passer le barrage du Ternay  via une route très étroite d'environ 300m . Heureusement que nous ne croisons aucun véhicule car je me voyais mal faire reculer mon âne !!!  

Nous décidons de faire une halte un peu plus loin , au Blanchard , afin de faire brouter Lulu et de grignoter quelques figues et abricots secs . Nous ne sommes plus très loin du terme de l'étape et la fatigue commence à se faire un peu sentir , la chaleur n'y étant pas étrangère . Cette pause permet de nous retaper un peu .

Il nous faut ensuite passer par un tout petit chemin , plein de boue et rendu très étroit par une importante végétation . Le passage est délicat d'autant que c'est en descente . Je constate sur la carte qu'il y a moyen de l'éviter en continuant un peu sur la route . Mais ce petit défi me plait bien . On enlève les sacoches de Lulu afin qu'il puisse passer et commençons à descendre prudemment. L'âne avance péniblement , il glisse un peu alors je lui dis quelques mots d'encouragement ( allez mon Lulu , c'est bien ! ) . Ca y est c'est bon , la pente est moins raide et le chemin devient plus large , je n'ai plus qu'à remonter chercher les sacoches  et redescendre avec , en essayant de ne pas glisser . Oh la la , elles sont lourdes ces sacoches ....

Un peu avant 18h nous arrivons enfin à la Rivoire . C'est là que nous allons passer la soirée et la nuit , dans une magnifique maison bourgeoise du XVIIIe . Lulu broute paisiblement l'herbe devant la demeure , tandis que les nombreux enfants présents avec leurs parents viennent carresser l'âne et  se faire prendre en photo sur son dos. Après une bonne douche bien fraîche , nous nous prélassons sur la terrase , avec vue sur les premiers contre-forts de l'Ardêche. Et le soir autour d'une grande table et avec une quinzaine de convives , nous nous délectons des légumes du jardin puis du gâteau au chocolat de la maîtresse de maison .

 

Dimanche 8 Avril La Rivoire-Thélis la Combe

 

Nous repartons le lendemain vers 9h30 après avoir pris soin de bien brosser Lulu afin que le bât ne vienne pas le blesser . Il  a l'air satisfait et prend immédiatement sa vitesse de croisière. Nous lui avons promis que l'on ferait des pauses un peu plus souvent , d'autant que l'étape est courte . Nous rejoignons le col du Blanchet (673m) en un peu moins d'une heure après s'être arrêté pour regarder des chèvres ( à moins que ce ne soit l'inverse ! ) .

Nous empruntons alors une longue descente via le GR65 qui doit nous conduire vers Bourg-Argental. Mais Lulu est un peu capricieux ce matin et alors que nous avions dû nous en passer la veille il faut cette fois-ci utiliser  un petit baton pour le faire avancer . Un petit coup sur les fesses et c'est repartit .

 

Arrivés à l'entrée de Bourg-Argental il nous faut traverser la Nationale , juste devant une station d'essence . Les gens n'en croient pas leurs yeux : un âne dans un tel endroit . Moi ça m'amuse et me désole à la fois : si tous ces gens allaient faire leurs courses en âne , on parlerait peut-être un peu moins du réchauffement climatique . Enfin bref ....

 

Si la traversée de la Nationale ne pose pas de problème , c'est un petit pont juste après , qui doit nous permettre de passer sur la Déôme , qui s'avère difficile . Lulu refuse de le franchir  Peut-être a-t-il peur du débit important à cet endroit là ? Quoi qu'il en soit il fait demi-tour et part en sens inverse . Nous devons nous y prendre à 3 fois avant de réussir à le faire passer . Il faut en fait dans ces moments là que quelqu'un se trouve derrière l'animal , afin de l'inciter à passer et surtout ne pas craquer et céder . Une fois le pont franchi , je félicite mon Lulu d'avoir bravé une telle épreuve ! Par la suite nous longeons la rivière et traversons un camping vide puis entrons dans un sous-bois . Et là nouvelle épreuve : nous sommes au pied d'une montée d'escaliers très abrupte , avec des marches en gros morceaux de bois , de hauteurs très inégales . Je passe devant , tire un peu Lulu et Murielle ferme la marche . Nous encourageons notre compagnon et là encore tout se passe comme sur des roulettes . C'est vraiment un bon randonneur ce Lulu . 

Et nous voilà dans les rues de Bourg-Argental , au milieu des voitures et des piétons . Il est midi et la ville s'agite . Lulu n'est pas perturbé pour autant , seulement par les plaques d'égouts . Ah ça ils n' aiment pas les ânes , impossible de les faire passer dessus , il faut à tous les coups qu'il fasse un détour. On discute avec beaucoup de monde là encore , Lulu est cajolé et pris en photo . L'épicier chez qui l'on s'arrête prendre quelques encas lui offre généreusement un sac de carottes . Allez Lulu , on fera la pause casse-croûte un peu plus haut , plus au calme et tu pourras grignoter quelques carottes , tu les as bien méritées ! 

La fin de l'étape consiste en une longue montée vers Thélis-la-Combe où nous devons passer la nuit , dans une auberge . Nous évoluons sur le GR42 sur un chemin très caillouteux et assez casse-patte . Murielle ferme la marche et lorsqu'elle souffle un peu trop fort , marquée par la fatigue , Lulu stoppe sa marche pour lui permettre de récupérer . Je pense qu'elle est contente qu'il soit là parce que moi sans lui j'irai bien un peu plus vite dans cette montée !

Nous faisons une halte juste avant d'arriver au sommet afin de nous reposer un peu et de contempler le chemin parcouru . La ville de Bourg-Argental semble bien petite vu  d'ici ! Et puis nous arrivons dans le tout petit village de Thélis après environ 13km  . C'est simple , le bourg ne semble constitué que de l'église , du presbytère , du cimetière et de l'auberge et de quelques bâtisses . Il y a en fait 17 habitants dans le centre.... Nous mettons Lulu dans le pré du curé où il a apparemment ses habitudes et nous nous offrons une petite mousse à la terrasse du restaurant . Là encore nous sommes superbement accueillis par les propriétaires des lieux , nous dégustons un gratin de pommes de terre cuit au feu de bois dont nous ne nous sommes toujours pas remis . Et ce petit vin bio de l'ardêche , quelle merveille ...

 

Lundi 9 Avril Thélis la Combe - Maclas

Nous quittons Maclas peu avant 9h , à la fraîche , par une petite route goudronnée descendant en lacets vers le lieu-dit le Moulinon . Il fait frais ce matin et l'herbe sur les bas-côtés est encore pleine de rosée .J'ai le souvenir d'avoir entendu braire un âne hier soir avant de m'endormir  et je me dis que nous allons bientôt l'apercevoir , en contre-bas de la route , dans ce pré tout en relief . Et en effet un âne se présente à nous derrière son enclos . Mais alors que d'habitude les ânes s'arrêtent seulement de brouter et lèvent la tête dans notre direction, celui-ci commence des allers-retours derrière la clôture . Il disparait derrière un talus puis réapparaît tout de suite après , ce qui fait que nous ne savons jamais où il se trouve vraiment . Il semble bien fougueux l'animal et nous ne nous attardons pas , d'autant plus que Lulu ne paraît pas vouloir entamer la conversation ! Nous continuons notre route en jettant sans arrêt un oeil derrière nous comme si nous pressentions qu'il allait se passer quelque chose . Et nous n'avons pas tort ! A la sortie d'un virage voilà t'y pas que l'animal a réussi à franchir la clôture électrique et trotte vigoureusement vers nous . Murielle devient toute blanche et commence à paniquer, mais c'est après Lulu qu'il en veut. L'autre âne arrivé à notre hauteur , Lulu commence lui aussi à courir , chose pas facile avec les bagages sur le dos . Je le tiens toujours par la longe et essaye de le faire tourner sur lui-même car l'autre semble vouloir lui monter sur le dos . Un âne homosexuel ? c'est pas de pot ça ! Mais je suis obligé de lâcher afin de ne pas prendre un coup de patte dans le ventre .Malheureusement l'autre prend le dessus, en position d'accouplement et commence même à mordre Lulu à la croupe . Notre pauvre Lulu , les oreilles en arrière essaye tant bien que mal de donner des coups en arrière mais c'est peine perdue . Murielle est toute affolée et je lui crie ( excuse-moi ma chérie ... ) de retourner en arrière , essayer de trouver le propriétaire de la bête. Mais les 2 personnes en contre-bas qui regardent la scène de loin ne sont pas du tout concernés et ne daignent pas nous donner un coup de main .Moi , je garde mon sang froid . Mon gros Lulu , je ne vais pas te laisser tomber comme ça ! Je me munis d'un assez gros bout de bois et commence à donner quelques coups sur la bête , d'abord gentiment puis beaucoup plus fort . Je dois faire attention de ne pas recevoir moi-même un coup de sabot. Et au bout de quelques minutes j'arrive enfin à faire descendre l'assaillant . Lulu s'échappe et part un peu plus haut. Les sacoches sont à terre , les affaires éparpillées sur la route et le bât pendant sous son ventre. Je dis à Murielle de reprendre la route et de m'attendre plus loin avec Lulu . Pendant ce temps , je barre la route à l'autre , en le menaçant toujours avec le gourdin . Mais l'animal est menaçant et je dois me montrer ferme . J'arrive tout de même à lui faire faire demi-tour et l'emmener vers son parc . Et là je comprends mieux comment il a pu s'échapper . Le pré n'est fermé que par un simple fil de fer et l'âne peut à son aise le quitter . Je me demande bien comment je vais m'y prendre pour qu'il se décide à rester là . J'arrive tout de même à le faire rentrer dans l'enclos mais dès que j'ai le dos tourné , il revient à la charge . Je m'y prends à 4 fois avant qu'il ne se décide enfin à se remettre à brouter et à oublier Lulu . Ouf ! Cette fois c'est bon , je jette constamment un oeil derrière moi mais l'âne semble paisible dans son pré . Je reprends la route ,  rassemble les affaires éparpillées de partout puis installe les sacoches de part et d'autre de mes épaules . C'est lourd et je me rends compte que je suis bien essouflé . Je retrouve Lulu et Murielle plus haut et les réconforte tous les deux . C'est fini , tout va bien ! Durant les kilomètres suivants je n'ai de cesse de vérifier tout de même que la bestiole n'est pas derrière nous ... 

Au fil des minutes , la tension commence à retomber . En plus le décor est magnifique , nous traversons une superbe forêt de sapins et quelques passages enneigés . Depuis le Moulinon nous ne faisons que grimper et sur les coups de 11h nous atteignons Fond Nevouse , point culminant de notre rando avec ces 1030m d'altitude .  La vue sur le Crêt de l'Oeillon (1370m) et le Crêt de la Perdrix (1432m)  est splendide .Nous faisons une petite pause bien méritée. Un traileur s'arrête à nos côtés et nous pose quelques questions : " c'est vous qui êtiez à Bourg hier ? " . Quand je vous dis que nous ne passons pas inaperçus !

 

Nous attaquons ensuite une longue descente , pleine de cailloux et Lulu se laisse un peu emporter dans son élan.Je dois alors le réfreiner mais ce n'est pas évident , il semble un peu excité maintenant .... Nous continuons notre bonhomme de chemin , tranquillement lorsque le chemin est plat ou en grimpette mais plus difficilement lorsque celui-ci descend. Je m'efforce de retenir notre âne en donnant quelques coups secs sur la corde mais il a de la force le bougre ! Nous traversons quelques petits hameaux , croisons des chiens mais très peu d'autochtones et encore moins de randonneurs. Nous avons fait les 2/3 du parcours lorsque nous décidons de casser la croûte . Nous sommes alors au Verdier avec, de gauche à droite , vue sur la vallée du Rhône , les premiers contre-forts de l'Ardêche , une partie du Lac du Ternay et le village de St Julien-Molin-Molette . Hélas un léger voile nous empêche de voir plus loin . Dommage le Vercors et les Alpes seront pour une prochaine fois ! 

Alors que nous nous ravitaillons , des dizaines de marcheurs passent devant nous , par petites vagues de 2 ou 4 . Nous sommes sur le parcours d'une randonnée pédestre de 38km dont le point de départ est St Pierre de Boeuf . Ils nous saluent mais ne s'attardent guère , ils ont encore du chemin tout de même . Je trouve Lulu toujours aussi excité. D'ailleurs pour la première fois depuis 3 jours il se met à braire . Je crois qu'il sent l'écurie !  Et nous en avons très rapidement la confirmation . Lulu tire de plus en plus et s'emballe sérieusement par moment . Malgré mes mots pour le rassurer j'ai de plus en plus de mal à le retenir . Et ce qui devait arriver arriva . Lulu m'échappe et part en courant droit devant , dévale le chemin à toute vitesse puis disparaît de notre vue . Même si c'est la première fois que cela m'arrive , je crois que j'ai la bonne réaction . Je ne me lance pas à sa poursuite en courant mais continue tranquillement derrière lui . Il est tellement gourmand que je vais le retrouver plus bas en train de se restaurer gentiment . Et c'est ce qui se passe . Il me voit arriver mais ne bronche pas et se laisse récupérer paisiblement . J'ai quelques mots de mécontentement à son sujet mais je crois que Lulu vient de prendre l'ascendant . La fin du périple va être dure ! Heureusement qu'il n'y avait pas de marcheurs devant car je n'ose imaginer ce qui aurait pu se passer. Nous modifions légèrement l'itinéraire prévu pour éviter les descentes empierrées et emprunter une route où l'âne est moins emporté par son élan . Mais il tire toujours autant et veut sans cesse brouter sur les bas-côtés . Je maîtrise quand même et Lulu ne m'échappe pas une seconde fois . Nous croisons quelques quads et motos sur la fin du parcours ( qu'est-ce que ça pu ces trucs là , ils ne pourraient pas faire du vélo ! ) et arrivons enfin à proximité de Maclas après 18 km d'effort. Ca devient plus plat et Lulu plus paisible .

Tant mieux nous finissons sur une meilleure impression. La propriétaire des lieux n'est pas encore arrivée mais il faut dire que Lulu n'a pas trainé aujourd'hui !  Nous lui enlevons tout son barda et le remettons au milieu des siens . Les autres ânes viennent tous autour de lui et semblent lui souhaiter la bienvenue et lui demander des nouvelles . Lulu se roule dans la terre puis va boire un coup dans une petite mare . Tiens il avait soif !     

Voilà , notre périple se termine ici . Je suis soulagé d'avoir ramené Lulu à bon port et surtout de ne m'être pas trop mal dépatouillé des quelques situations difficiles . J'ai encore beaucoup appris sur les ânes et suis prêt à repartir de nouveau. Pourquoi pas un peu plus longtemps ? En autonomie complète , avec tente et sac de couchage ? On va y réfléchir . 

Pour finir je voudrais remercier Catherine Clément , pour la confiance accordée , Mr et Mme Thiollière ainsi que Mr et Mme Cherault pour leur accueil et leur gentillesse et Murielle pour tout le reste...  

  

Publié dans anecdotes

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elsa 23/04/2007 13:03

Quelle aventure ! Stevenson à de la concurrence !

Yannick 16/04/2007 22:05

Belle plume et beau réçit. Bon courage à nouveau concernant tes ennuis de santé.