Templiers

Publié le par yanshkov


4h55 Nant
: ça y est, j'y suis ! Je me suis placé le plus près possible de l'arche mais il y a déjà pas mal de monde dans les starting-blocks et je suis situé aux alentours de la 250ème place . Rien d'affolant, je ne compte pas faire le départ avec les hommes de tête !!! L'attente se fait au rythme des petites interviews des favoris placés en première ligne et au décompte régulier du speaker qui fait monter la sauce . Moi je suis serein malgré les 72km qui nous attendent . Je crois que je suis près, je me suis fixé un objectif que je dois pouvoir atteindre raisonnablement et la préparation s'est déroulée sans encombre . En plus la météo va être excellente aujourd'hui, comme la veille pour les autres épreuves du Festival des Templiers . J'ai donc pris le minimum vestimentaire : combinaison traditionnelle, paire de manchettes, booster et buff sur la tête . Il tombe quand même une petite bruine fraîche en cette heure reculée de la nuit mais serré au milieu des autres concurrents, on se tient bien chaud .

Gilles Bertrand nous fait son habituel discours humaniste et nous demande d'allumer les frontales ... Ca va partir ... L'Ameno d'Era débute, le volume va crescendo puis les voix s'élèvent dans le ciel complètement noir ... Coup de fusil et feu de bengale ... Il est 5h15 et près de 2400 coureurs s'élancent pour le plus prestigieux des trails ...

5h16 faubourg de Nant : je suis impressionné par la foule des spectateurs présente de part et d'autre de la route pendant près de 500m, c'est digne des traversées de villages pendant le Tour de France . Le peloton s'étale sur toute la largeur de la route et je vois au loin le girophare orange de la voiture ouvreuse . J'ai pris un rythme assez cool et je jette un oeil au cardio . Je suis aux alentours de 160 bpm, tout va bien et je grignote tout doucement des places sur cette partie goudronnée qui commence à grimper en pente douce . Quelques virages plus haut, je jette un oeil sur la droite en contrebas où le spectacle est magnifique : les frontales forment un serpent lumineux qui s'étale déjà sur plus d'un kilomètre . Et puis arrive le premier chemin, pas trop technique et légèrement valloné . Je me sens bien et mes deux bidons (placés sur les brides de mon sac à dos) qui fuient par le bouchon ne me destabilisent pas plus que ça . Pourtant ça me coule dessus et je suis tout collant . Mauvaise idée que d'avoir bricolé ces bidons sans essayer à l'entraînement mais c'est pas grave, ma poche à eau est pleine et dans quelques kilomètres je pourrai me débarrasser des bidons au premier ravito . En attendant, une grosse côte se présente à nous . Un tout droit dans la pente, et tout le monde marche . On a l'impression de s'élever vers les étoiles qui brillent au-dessus de nos têtes . En haut nous débouchons sur le Causse et tout le monde relance l'allure . Des groupes commencent à se former et je me retrouve en compagnie de mecs du Sud-Ouest et notamment de Christophe Bassons . L'un deux fait le métronome à l'avant et appelle régulièrement ses potes par leur prénom pour voir si tout le monde suit . Nous courons maintenant sur l'ancienne ligne de chemin de fer et passons à l'intérieur de quelques tunnels . Je demande à un des gars sur quelles bases ils courent et à mon grand étonnement il me répond que l'année dernière ils avaient mis 7h30 ... Je suis un peu sceptique mais pourquoi pas ...

6h30 Sauclières : c'est par un faux plat sur une petite route que nous traversons le petit village de Sauclières, blindé de monde . L'instant ne dure que très peu de temps et je vois les visages des spectateurs défilés à vitesse grand V, alors que je recherche ceux de Murielle et Juju . A leur vue, je me débarrasse des bidons et un peu plus loin je les remplace par une petite bouteille d'eau tendue par une bénévole . L'ambiance dans le village est extraordinaire et les encouragements donnent la pêche . Pour moi ça va bien, j'avais calculé qu'il fallait que je passe ici autour de 1h30 de course pour être en moins de 9h et autour de 1h21 pour faire moins de 8h . Et là, je ne suis parti que depuis 1h15 ...Et le soleil qui commence à se lever annonce une bien belle journée ... A la sortie de Sauclières, je prends les devants sur un faux plat montant et à mon propre rythme, je laisse mes compagnons de la première heure et débute l'ascension vers le Saint Guiral .

6h30-8h ascension du Saint Guiral : le mot d'ordre en commençant la grimpée est d'être "facile" le plus longtemps possible . Ma technique, un peu difficile à expliquer, est de courir en essayant de ne pas trop me servir de mes cuisses et ne pas faire apparaître les sensations de chauffe ... Cette ascension du Saint Guiral, j'en ai beaucoup entendu parlé à travers des récits de course mais en fait je ne sais pas trop à quoi m'attendre . Finalement c'est beaucoup moins dur que je ne pensais . Alternance de routes forestières roulantes et passages plus raides où la marche s'impose . Ma progression est bonne, je grapille régulièrement des places même si maintenant nous avons entre coureurs des allures assez proches . Après 2h de course, je m'impose de manger un bout, une tranche de pain de mie et de la compote . Depuis le départ j'alterne poignées de fruits secs et sporténine toute les demi-heures mais là je prends le temps de manger un peu plus consistant . Vers le sommet, c'est assez ludique, en sous bois avec alternances de montées et de descentes courtes . Nous sommes 4 ou 5 à courir à la queue leu-leu, sur un tapis de feuilles mortes . Le sommet du Saint Guiral n'est pas très marqué, il n'y a pas de croix plantée et il est donc difficile de savoir si l'on est arrivé au point culminant de l'épreuve . A la sortie de la forêt nous débouchons sur le causse où il faut faire gaffe de ne pas perdre de vue les rubalises . Les herbes sont hautes et il y a de gros rochers plantés ça et là . Dans le brouillard ça doit être quelque chose !!! Avant de me lancer dans la descente vers Dourbies, dans le sillage de mes compagnons, je jette un oeil au chrono : 2h45 de course, 30km et 1260m+ dans les jambes . Je suis agréablement surpris par ces données, moi qui comptait passer ici au mieux en 3h . Et je ne vous dis pas le bonheur que j'ai ressenti quand un spectateur planté au milieu de la descente nous a annoncé que nous étions aux alentours de la 50ème place . Incroyable ! 


8h50 Dourbies : ça y est, la mi-course est passée et j'arrive au premier gros ravitaillement, après avoir franchi très prudemment un petit pont de bois tout verglacé . Il y a 2 ans, j'étais là, à l'entrée de Dourbies, en spectateur et j'avais vu passer la course . J'avais été épaté par la vitesse à laquelle était passé les premiers coureurs, dans la petite ruelle toute en montée conduisant aux marches d'escaliers menant au chapiteau dressé près de l'église . Et aujourd'hui c'est moi qui suis dans ce décor, arpentant à petites enjambées les rues du village puis grimpant allègrement les quelques marches d'escaliers où une foule nombreuse s'est massée . Je sors rapidement du chapiteau car d'autres tables de ravitos sont dressées à l'extérieur . Et puis Murielle m'y attend, avec des tranches de cake maison . Mais je n'ai vraiment pas envie de salé alors je prends seulement quelques bout de barres energétiques et de bananes .  Je remplis aussi ma poche à eau de boisson Maxim . Et c'est après à peine 4 minutes de répit que je repars à l'assaut de la deuxième grosse bosse du parcours, menant à la Crête du Suquet .


9h25 Crête du Suquet : cette grimpée est digne d'un col alpin avec ses 400m de dénivelé positif, la caillasse sur le chemin, quelques marches en pierre et des petits lacets . Je monte en marchant beaucoup mais en courant quand même dans les rares endroits plus plats . Il commence à faire chaud, je quitte mon bandeau et baisse les lunettes de soleil sur le nez . Durant l'ascension, je repense aux entraînements effectués cet été à la montagne et dont je tire les bénéfices aujourd'hui .


Je rattrape un gars qui a l'air complètement cuit et qui ne me répond d'ailleurs même pas quand je lui demande si ça va alors que je le dépasse . Les défaillances vont commencer à se multiplier et je me dis que je vais probablement en ramasser d'autres !! Moi je suis assez bien, j'ai commencé depuis un petit moment à prendre régulièrement une gorgée de gel énergétique . Au sommet, j'aperçois Dourbies sur ma gauche, tout petit en contrebas puis je m'enfonce dans un sous-bois . Ce passage n'est pas génial, un tapis de feuilles mortes recouvre un sol plein de cailloux, hyper instable . Je passe en courant mais très prudemment, les chevilles se tordant dans tous les sens . Je rejoins toujours régulièrement des coureurs et c'est derrière 3 gars que j'attaque la descente vers Trêves . Ca tourne dans tous les sens, sur un petit single assez pentu . Je suis très légèrement distancé par les autres, je suis prudent en raison d'une petite douleur qui apparaît sur l'extérieur du genou droit ... 

10h Trêves : là aussi j'y étais en spectateur lors de l'édition 2006. Je me rappelle de la foule présente dans le village et de la vue que l'on avait sur les coureurs en train de descendre . Cette fois, le village est quasi désert car il n'y a pas de ravito prévu ici . On attaque même directement la montée sur le Causse Bégon, sans passer dans Trêves . Dès le début de la côte, je recolle aux basques de mes compagnons . Le chemin est étroit et l'on passe en marchant . Les mecs discutent allègrement, comme s'ils étaient en plein footing . Moi j'écoute mais je reste concentré, inutile de brûler des cartouches dans une discussion (le thème du jour était le sport espagnol, propre ou pas ?!!!) . On accède à une piste plus large, beaucoup moins raide et ça recourt . Mes compères ont l'air pas mal et je les laisse prendre un peu d'avance . Etant en avance sur mes temps de passage les plus optimistes, je décide d'assurer tranquille jusqu'au ravito de Causse Bégon . Finalement la partie finale est assez roulante et j'accède à vive allure à la vieille ferme où se tient le ravito. Encore une ambiance de dingue, pleins de monde, des cloches qui sonnent, des applaudissements, des groupes d'enfants chantant à tue-tête .... je me régale .


10h30 Causse Bégon : je retrouve Juju et Murielle qui me tend mes tranches de cake salé . Je les range dans une poche car seul un peu de sucré me fait envie . Je pioche sur les tables des bouts de banane et des barres énergétiques, 2 ou 3 verres de coca et un peu d'eau . Le camel est encore bien rempli, pas besoin de sortir la poche à eau . Avant de repartir, je demande avec un grand sourire à Juju : "alors t'es fier de moi ?!!"  . Il a l'air et me dit que je vais même probablement encore rattraper des concurrents . Murielle trottine quelques mètres à mes côtés puis me laisse filer ...
 

Les jambes vont bien, il reste moins de 20km et sachant que mes objectifs fixés vont être atteints je ressens beaucoup de plaisir . Mais 500m plus loin, alors que je cours sur le causse exposé au vent du Nord, une crampe terrible aux adducteurs droits me fait bondir . Impossible de courir ni même de marcher . J'essaie de me décontracter, j'avale un sporténine, je bois à la pipette et me concentre sur ma respiration . Je reste planté comme ça au milieu d'une vaste étendue d'herbes sèches et de gros rochers pendant 2 ou 3 minutes . Je me dis que ça va pas être évident de finir, déjà que le genou droit est de plus en plus sensible dans les descentes ... Mais j'arrive à repartir tout de même et au pas de course . Je ne vais quand même pas me laisser démonter par des putains de grosses crampes !! Le seul problème c'est le genou, vraiment douloureux en descente . Je me rassure en me disant qu'il reste que 2 descentes, celle sur St Sulpice puis celle sur Cantobre . Je sais bien qu'il y aura aussi celle du Roc Nantais pour rejoindre l'arrivée mais même sur une jambe je la ferai celle-là !!!

11h Saint Sulpice : finalement la descente s'est pas trop mal passée . Hyper technique et glissante, j'ai été d'une prudence extrême . Malgré cela, personne n'est revenu de l'arrière alors que je m'attendais à être doublé à toute vitesse . A Saint Sulpice, je retrouve à nouveau un coin familier, souvenir d'il y a 2 ans mais aussi de lectures de magazine . J'ai vraiment l'impression d'évoluer dans un décor de carte postale par moment . Je passe sous le célèbre pont, il y a quelques spectateurs au-dessus qui encouragent . Plus loin, le photographe officiel s'est isolé pour immortaliser chaque passage . Il a vraiment bien choisi l'endroit et je le lui fais remarquer d'ailleurs : "on n'est pas bien là ?!?!" .


 Et puis j'attaque une nouvelle grosse côte . C'est tout dans la caillasse, sur un chemin très étroit et bien pentu . Malgré la chaleur, je me régale, le genou ne me fait pas mal en montée et j'arrive à bien tirer sur les cuisses . Je relance dès que je peux courir un peu . Je fais quelques calculs de dénivelé dans ma tête : "il reste environ 700m+ et 2 bosses, soit 2 fois 350m+, pas grand chose finalement !!! " Juste au-dessus de moi j'aperçois un gars en maillot orange . Je le rattrape assez vite et il se met sur le côté pour me laisser passer . "Merci !!" . Le gars est un de ceux qui tout à l'heure m'avais lâché tout en papotant ... Maintenant il paraît bien cuit !!! Au sommet je retrouve le causse . Ca devient assez plat et le genou me rappelle à l'ordre . Malgré tout je trottine, impressionné par la vue qui m'est offerte . Faut dire que l'on court en bordure de falaise et que l'on surplombe la vallée . Je vois au loin en tout petit le village de Cantobre . "Allez mon grand, serre les dents, c'est la dernière descente ... " Et quelle descente !!!! La plus technique de toutes, c'est glissant avec du sable, il y a des sauts de presque 1 mètre à faire, ça virevolte dans tous les sens . Un coureur revient de je ne sais où et me passe puis disparaît de ma vue en quelques secondes . Même pas eu le temps de prendre exemple !! Moi je joue encore et toujours la prudence, en descendant quasiment sur les fesses . Mais puis-je faire autrement ? Puis une nouvelle fois je traverse un lieu que j'ai l'impression de connaître . Le parcours longe une falaise et une vieille couverture de Endurance Magazine me revient à l'esprit . On y voyait Jérôme Trottet en plein effort en train d'aller glaner une belle victoire . Et ben à cet instant T c'est moi qui suit en première page du mag !! Plus bas, un second traileur me double sans que je sois capable de prendre la foulée ...

12h Cantobre : je profite d'un passage de ruisseau pour me rafraîchir rapidement le genou . Ca fait du bien quelques instants . Je retrouve ensuite le dernier ravito . Un panneau indiquant le kilométrage indique 64.5km . Un peu plus que ce que m'indique mon GPS . Je me fait confirmer l'info par les bénévoles . Oui, il ne reste plus que 7km et cela fait 6h45 que nous sommes partis . Rapide calcul : je vais m'être moins de 8h si tout va bien et l'on me fait comprendre que je suis aux environs de la 50ème place . Il n'y a plus qu'à savourer pleinement le final .Je me restaure rapidement, toujours pareil, coca, banane et petits bouts de barre . Le roquefort ne m'attire pas trop faut dire .... Puis je reprends la route,une cannette de Perrier à la main et rattrape aussitôt un des kamikazes de la descente . Nous attaquons un passage hyper technique, dans une sorte d'immense faille humide où il faut mettre les mains et monter très haut les genoux pour franchir de très hautes marches . Je crains la crampe à tout instant mais finalement rien ne vient . J'ai l'impression que tout est allé si vite depuis ce matin . Alors je savoure ...

12h40 Roc Nantais : le final vers le célèbre Roc Nantais, je connais . C'est le même qu'il y a 2 ans pour la Puma Trail . Et franchement j'ai l'impression que je suis bien mieux qu'en 2006, alors que je n'avais que 15km dans les jambes ! Que de progrès depuis non ? Je double encore un mec . A son maillot je vois qu'il vient des Sables d'Olonne . Dur dur d'y faire du dénivelé et il me dit qu'il a mal de partout ... Après un passage vertigineux en bordure de falaise, le parcours emprunte un peu de hors-piste en sous bois puis un chemin plus marqué . Je cours encore, toujours dans le sillage du même compagnon depuis le pied de l'ascension . Je sais pertinemment que dans la descente je vais le voir disparaître ... Mais pour le moment, savourer encore et toujours . Je passe tout sourir devant un groupe d'enfants scandant mon prénom et n'oublie pas de remercier toutes ces personnes venues encourager les finishers . Sur le haut, nous serpentons dans la forêt et alors que je zigzague au milieu des arbres et des petits rochers, je me prends un tronc d'arbre en pleine tête . Je l'avais pas vu celui-là . Je passe ma main sur le cuir chevelu craignant d'y voir du sang mais très vite je suis rassuré . Tout au plus j'aurai une bosse ! Allez on se reconcentre et ............. c'est parti pour la terrible descente sur Nant . C'est toujours hyper raide mais l'organisation a installé des cordes . Je ne pense pas que les bons descendeurs s'en servent mais moi avec mon genou et surtout ma crainte de me casser la gueule, je descends presque en rappel, pas bien vite . Des gens en train de remonter me disent que c'est bientôt moins dur, que plus bas la descente est plus roulante . Je sais tout ça mais malgré tout je commence à trouver ce moment un peu long . Je vois Nant et la voix du speaker arrive à mes oreilles . Et puis enfin le petit muret qui marque la fin de ce petit calvaire . 

13h03 Nant : je retrouve la route, celle menant au coeur du village . Ca remonte, je cours, vite même, passe sur le pont de pierre . Des enfants y tendent les mains et je passe en tapant sur chacune d'elles . Dernier petit mur, je cours encore et encore, j'ai même pas mal aux jambes . Et puis c'est l'entrée dans le parc . Un peu déçu il n'y a pas la grosse foule mais faut dire que j'arrive peut-être un peu tôt !! Je vois Murielle et Juju derrière la barrière . Il tend le bras et je devie ma trajectoire pour aller lui taper dans la main . C'est trop bon !! Un oeil sur le chrono, 7h48'3" . Et cerise sur le gâteau, on m'indique juste après l'arrivée que je termine à la 49ème place ...

 
Une analyse complète et détaillée dans le prochain article ...

Publié dans courses

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fred 14/07/2010 22:43



on termine pas loin l'un de l'autre. je fini 53ème !


ça m'a fais du bien de me remémorer la course à travers ton cr ;o)


@plus


fred



PH 03/11/2008 21:01

Moins de 9H et dans les 100 hein??Aller t'as tout cassé comme je le pensais!Bravo!Tes aventures s'enchainent et donnent à chaque fois encore plus envie d'y participer!La première page d'Endurance??..Continue et un jour tu l'auras;)!Bien joué!

Bicshow 03/11/2008 10:55

Sacré perf bravo quelle classe !

Pat 02/11/2008 21:05

Merci pour ce somptueux récit ! De quoi se mettre l'eau à la bouche mais à la fois si facile avec tes jambes !!!!Un grand bravo à toi Môsieur Yan ! Je t'avais pas dit que tu l'aurais haut la main ton objectif avec une telle préparation ?!!!Un merci pour tes encourgements ce matin ! Enfin, VOS encouragement !

fred 02/11/2008 20:08

c'est toujours avec grand plaisir qu'on lit tes commentaires d'après courses, tu vas bientôt pouvoir écrire un livre...merci de nous faire partager tout ça!