Quand j'ouvre les yeux ce dimanche matin, il est tout juste 6h . Il fait encore nuit noire et j'entends Malik alias le Troll et
Romain qui s'activent déjà à l'extérieur . On a prévu de décoller du camping vers 7h alors je sors rapidement de la tente mais laisse Murielle à son sommeil . Un petit café en sachet, pas
terrible en passant et une part de gâteau sport Maxim font office de déjeuner . Je m'habille rapidement, traditionnelle combinaison rouge et blanche des Passe-montagnes et, nouveauté
2009, des manchons de contention blanc et un bob ! Une fois Murielle réveillée, on plie les tentes et rangeons sommairement les bagages dans la Kangoo . Romain,
bien concentré, finit sa minutieuse préparation tandis que Malik est tranquille malgré une nuit quasi blanche ! Moi je suis juste un peu inquiet par rapport à mon tibia un peu
douloureux depuis mon footing sur la route de jeudi et j'espère que je pourrai aller jusqu'au premier ravito, après 20km de course . De toute façon avec l'hiver que je viens de passer
je ne me vois pas aller au bout des 50km et 2800m+ annoncés ...
On arrive à Rousset une petite demi-heure avant le départ et nous garons sur un parking à quelques centaines de mètres de la grande salle polyvalente . Romain me propose de courir un peu
mais je n'ai pas trop envie . Je vais partir cool alors pas besoin de m'échauffer, je le laisse donc faire monter les pulsations tout seul . Dans les ruelles, on croise pas mal de coureurs en
train de trottiner et je salue Niko et Pilou à qui je souhaite bonne course .
On fait quelques photos entres potes puis il est temps de rentrer dans le sas de départ . On est nombreux et j'ai perdu de vu Romain qui s'est installé un peu plus à l'avant . Moi
je suis noyé dans la masse des 400 coureurs, prêt à partir à l'assaut de la Sainte Victoire .
8h03 pétante !! Le départ est donné . Il me faut quelques secondes pour passer sous la grande arche bleue Asics et prendre mon rythme de croisière . Je n'ai
pas l'habitude de partir en milieu de peloton comme ça, si tranquillement mais j'ai pas le choix, l'objectif étant de faire une belle rando de 20km et de profiter du
paysage au maximum . D'ailleurs, j'ai l'appareil photo avec moi, accroché à la bretelle de mon sac à dos, où hormi 1.75L de flotte, je n'ai emporté qu'une banane, une pâte de fruit et
un gel énergétique, au cas où ...
Nous empruntons une large route pour sortir de Rousset et je vois au loin s'éloigner des petites grappes de coureurs . Je reconnais Pilou juste devant moi et on commence alors à discuter un
peu . C'est drôle, mais depuis hier on a l'impression que l'on est tous sorti de notre écran d'ordinateur pour se donner rendez vous ici entre blog-potes !
Arrive le premier single-track, dans un sous-bois puis un passage technique sous un pont où il faut passer sur une planche dressée au dessus d'un petit cours d'eau . Attention ça glisse ! Ca
bouchonne mais c'est pas grave ...
Y'a pas le feu de toute façon ! Encore un peu de route puis nous attaquons un chemin peu technique mais légèrement montant . Je me sens bien, le ciel est magnifiquement bleu et le
paysage est grandiose . Un décor style far-west par moment avec des roches couleur feu mais aussi des vignes et l'imposant massif de la Sainte Victoire en toile de
fond . Cette première partie est plaisante et je me régale, toujours en rythme rando-course, en marchant dès que ça monte et en trotinnant dès que possible .
J'ai l'impression d'appartenir à un long serpent multicolore et je me cale sur le rythme de celui qui me précède .
Ca fait presque 45 minutes que nous sommes partis et l'idée d'aller au bout des 50km commence à germer dans ma tête . Les sensations sont bonnes, ma respiration est facile et
aucune douleur ne vient gêner mon début de trail . Alors pourquoi pas ? En marchant et en courant de temps en temps, ca peut le faire et tant pis si je mets 10h ... J'attrape une banane
au fond de mon sac et profite d'un nouveau petit bouchon dans un raidillon pour manger . Je me souviens alors que j'ai dans une poche un tube de Sporténine . Je l'ouvre et constate qu'il est
quasiment plein . C'te chance ! Allez je croque un comprimé ! Cette première partie, assez roulante dans l'ensemble, nous amène sur le plateau de Cengle puis au Collet de Suberoque où se
tient un petit ravito en eau . Juste un verre et je repars .
Nous arrivons dans la première bosse sérieuse du parcours . Je lève les yeux vers le sommet et vois tout la haut des petits points de couleur se déplaçant à travers les rochers . Au moins on sait
à l'avance par où l'on va passer !
Je vois bien que je suis "facile" par rapport à la plupart des autres concurants qui m'accompagnent mais pour autant je ne cherche pas à doubler coûte que coûte . Je monte à leur rythme et
continue comme depuis le début à boire régulièrement . Faut dire qu'il commence à faire chaud et qu'il risque d'y avoir des dégâts sur les coups de midi ... Ce qui m'impressionne aussi,
c'est la gentillesse des nombreux bénévoles placés ça et là sur le parcours . Toujours un mot d'encouragement, je ne vois vraiment pas comment je pourrai mettre la flèche au premier ravito,
alors que je prends un plaisir énorme à "trailer" et ce pour la première fois depuis 5 mois . Le passage au refuge Baudino permet de relancer un peu, sur un tout petit sentier en balcon
. Puis se dresse le fameux passge du Pas du Clapier . C'est de l'escalade .
Il faut mettre les mains et chercher les bonnes prises . Technique mais d'un point de vu cardiaque j'ai l'impression que c'est reposant . Je ne peux pas vérifier cette
hypothèse puisque je n'ai pas de cardio-fréquencemètre . Ben oui quoi, pas de cardio pour une ballade !!
Au sommet nous attaquons une arête avec au fond la Croix de la Sainte Victoire .
Faut faire gaffe où l'on met les pieds, c'est une sorte de gruyère que les roches forment sur le sol ... Je ne suis pas trop à l'aise sur ce passage mais ma fraîcheur physique me permet de passer
sans dégat . Un oeil sur l'altimètre et je constate que nous avons fait presque 1000m+, soi un peu plus du tiers de ce qui nous attend ... Mais c'est décidé je n'arrêterai pas aux
Cabassols où se tient un ravito solide et où doit se trouver Murielle . J'ai trop envie de profiter de ces instants magiques . Et le mysthique passage au coeur du
Prieuré en est un . La descente sur les Cabassols me rassure un peu plus sur mon état physique car j'arrive à me relâcher et je double même un peu . Il y
a beaucoup de randonneurs en contre-sens, partis sac au dos à l'assaut de la montagne Sainte Victoire . L'un d'eux m'annonce le ravito à 200m et à la sortie d'un
virage se dresse une grande table pleine de victuailles .
Il y a du monde et ma chérie est là :
"Je finis ! Sinon je crois que je vais le regretter toute ma vie ... "
J'aperçois Franck Bussière et je vois dans son regard qu'il approuve ma décision . Je ne me vois pas
abandonner, en pleine possession de mes moyens alors que lui a dû se résoudre à ne pas prendre le départ en raison d'une douleur au genou ...
Murielle remplit mon sac de petits sandwichs au saucisson et au fromage ainsi que de pain d'épice . Je recharge mon camel-back qui est presque vide, je remplis mon verre en plastique de coca et
m'alimente en pain, saucisson, gruyère, abricots secs et pruneaux . Il y a pas mal d'effervescence ici et de plus en plus de monde arrive . Il y a déjà
une centaine de mecs et quelques nanas qui sont passés .
Je repars en compagnie de Yannick, rencontré la veille lors du Trail Experience by Asics ... Nous sommes sur une belle piste forestière qui monte légèrement . Jean Laurent, le
Sanglier, est là aussi . C'est courable mais je prends le temps de finir de grignoter en marchant . Une petite vérification du camel qui semble fuire et nous nous remettons à
courir . On discute un peu, de l'Eco Trail qu'il a couru il y a 3 semaines, de la Montagn'hard qu'il organise ... mais je m'aperçois que le gaillard n'arrive pas à rester
à mes côtés et qu'il se tient 2-3 mètres derrière . Tiens je suis vraiment bien aujourd'hui moi ! Je laisse finalement Yannick sur place en m'excusant presque et finis ce
long faux plat montant sans marcher, en doublant quelques concurants .
Puis le balisage s'enfonce sur la droite, sur un petit single en sous-bois . Je croise une fille en sens-inverse avec un dossard : " Ca va ? Tu es tombée ? " " Non , pubalgie
! " me répond-elle avec un accent slave . Je viens juste de passer vers un poste de bénévoles alors je la laisse les rejoindre ...
Le single est sympa, tout à l'ombre, mais très vite les choses sérieuses commencent . Ca regrimpe sévère et il n'y a plus de végétation pour se protéger du soleil .C'est
la montée des Plaideurs .
Encore beaucoup de randonneurs mais cette fois dans le même sens que nous . lls nous cèdent gentimment le passage avec bien souvent un mot d'encouragement en prime . Je les
remercie et plaisante avec certains : " Vous vous rendez-compte , on a payé nous !! " . Côté sensation ça va super et je reviens petit à petit sur tous les coureurs qui me
précèdent . Pourtant je n'ai pas l'impression d'avoir tellement accéléré mais certain on dû partir un peu vite et/ou ne doivent pas aimer la chaleur . La température ne me dérange pas, bien
au contraire . J'ai descendu jusqu'au nombril la fermeture éclair de ma combinaison pour aérer le moteur ! A proximité du sommet, je reconnais juste au dessus de moi la tenue et l'allure de Cathy
Dubois . Je passe à côté d'elle et l'encourage . Je n'ai pas l'impression qu'elle se donne à fond mais je commence à me dire que je réalise une belle
performance . Cette nana, je l'admire, elle a quand même fini 52ème de l'UTMB en 28h30 et court la Saintélyon en tout juste 6h alors courir quelques secondes à ses
côtés ... On se souhaite bonne fin de course et je continue mon bonhomme de chemin, motivé comme jamais .
De nouveau sur la crête mais en sens inverse de toute à l'heure . C'est une succession de montée et descentes courtes avec quelques passages bien techniques mais aussi
une mono-trace où il est possible de courir .
Je ne m'en prive pas et c'est en courant que je passe au sommet du Pic des Mouches .
J'ai cru comprendre que je me trouvais aux alentours de la 60ème place et je me dis alors que je peux peut être rentrer dans le top 50, si ce petit truc qui me pousse depuis tout à l'heure
reste présent . Le début de la descente est roulant et je constate avec joie qu'aucune douleur ne s'est réveillée, ni au genou, ni au mollet, ni au tibia !! La fin est
plus pentue et plus technique et il faut faire gaffe car il est très facile de déraper .
En bas on distingue Puyloubier où se tient le second ravito . Ca me rappelle un peu les Templiers ici mais j'ai l'impression de mieux descendre qu'en octobre dernier . Pourtant ça
ne va pas trop vite, je suis très prudent mais personne ne me double et je gagne même encore quelques places . En bas, le ravito se tient sur une grande place et
il y a foule . Des touristes boivent une petite mousse sur la terrasse d'un bistrot et me font bien envie . Mais pour moi ce sera de l'eau !
Je reprends du saucison et du fromage ainsi que des Tucs et des fruits secs sans oublier de boire un peu de coca . Murielle m'informe que Romain est passé il y a 10 minutes et que
Vincent Delebarre il y a à peine 15' . C'est beaucoup et peu à la fois mais je me sens bien alors pourquoi ne pas revenir sur eux ?? Avant de partir je demande à Franck
si il n'a pas un gel énergétique à me prêter, au cas où . Je commence à me dire que je vais me prendre un gros coup de moins bien d'ici peu alors je préfère assurer ....Un coup d'oeil
dans son sac mais rien à me proposer . Heureusement j'ai glissé ce matin dans une poche un gel Maxim, au cas où ...
Je repars en courant, mais j'ai un petit point de côté . Faut dire que je suis en train de finir de manger, la bouche pleine et un petit sandwich dans chaque main . Alors je me remets à
marcher pour ingurgiter tout ça tranquillement . Il y a un petit kilomètre sur route pour sortir du village et tout le monde court . Sauf moi ! Un trio revient à ma hauteur juste avant de
repartir sur un chemin, direction ............ le Massif de la Sainte Victoire !
Ayant fini de grignoter, j'emboîte le pas des gars puis prends la tête du groupe . Et surprise quelques centaines de mètres plus loin, je suis à nouveau seul !! Je sais qu'il reste encore
une grosse montée et d'après ma montre encore plus de 700m+ . Je gère très bien le pied de la côte, pas très dur au mileu des vignes . Je relance sans problème et le fait de revenir très
rapidement sur les gars qui me précèdent me booste encore plus .
Arrive les premiers lacets et les pourcentages plus importants . Je prends mon rythme de croisière, encore et toujours sur mon petit nuage . Une petite crampe aux adducteurs de la
jambe droite me refait descendre sur terre . Pas d'affolement, je croque un n-ième Sporténine et bois et rebois à la pipette . J'essaye aussi de pousser un maximum sur la jambe gauche dans les
passages difficiles .
A la sortie d'un lacet, je reviens juste derrière la première fille . Elle est suivie comme son ombre par un gars qui ne cesse de l'encourager et de lui dire quoi faire : "Relance
!! Sers toi des bras !! Cours !! Allez, c'est plat maintenant ! Allez Hélène ! " .
Il se retourne et me demande si je veux passer . Mais non, je préfère rester derrière eux, le rythme est bon et je ne veux pas prendre de risque avec le début de crampes . La nana
avance vraiment bien et nous revenons encore sur des coureurs . Un passage en balcon permet de souffler un peu avant la fin de l'ascension . Je commence à ronger mon frein et
j'ai bien envie de me tester un peu dans le final . Une petite tape d'encouragement sur l'épaule d'Hélène qui me laisse gentimment le passage alors que ce n'est pas très large et
j'accélère un peu . Pour la première fois de la journée, j'ai les mains sur les cuisses et le buste légèrement sur l'avant . Ca brûle un peu dans les jambes mais il serait temps
après presque 40 kms non ? Je laisse sur place ceux que je rejoins et sur le sommet, dans un passage hyper-technique dans les rochers, je vois Romain juste au-dessus de moi . C'est bon ça,
on va pouvoir finir ensemble ! Je recolle à ses basques juste avant le passage au refuge Baudino . Il me dit qu'il est bouré de crampes . Heureusement j'ai encore quelques comprimés de
Sporténine et je lui en passe un .
Nous plongeons ensuite dans la descente qui doit nous permettre de rallier l'arrivée . C'est le même tracé que ce matin mais en sens inverse ... J'ai laissé passer Romain devant, normalement
meilleur descendeur . Mais il peste contre tous ces rochers et il ne semble pas pouvoir descendre bien vite avec ses crampes . Moi ça me va à cette vitesse, d'autant que je sens
aussi les crampes pas loin . On en finit quand même rapidement avec la descente, et je me souviens que ce matin nous avons dévalé sur une centaine de mètre une descente bien raide . Donc
logiquement en sens inverse ça grimpe sévère !! Pas loupé ! Un raidillon se dresse devant nous et qui vois-je en train de marcher juste devant ? Vincent Delebarre lui même !!
Je motive Romain qui semble de plus en plus en difficulté et lui dit de s'accrocher . Mais il a du mal à suivre et c'est tout seul que je rejoins le vainqueur de l'UTMB 2004 . Je m'inquiète de
son état mais il me dit que ça va, pas de bobo, juste envie de dormir . Il me demande si j'ai vu une fille derrière et je lui explique que j'ai doublé la première il n'y a pas très longtemps . Et
là, il me répond qu'il va l'attendre et finir avec elle !! Je continue, seul, et ralentit ensuite pour laisser revenir Romain . Je vois bien qu'il est au courage mais je le motive un maximum
lui disant que c'est pas tous les jours que l'on va finir devant Delebarre et que l'on peut faire une place dans les 30 premiers . Il se crispe de temps en temps, victime de ces putains de
crampes et je lui refile un comprimé . Au passage au dernier ravito en flotte, au Collet de Suberoque, je lui demande si il a encore de l'eau et apparemment oui . Alors nous ne prenons même
pas la peine de nous arrêter, il ne reste que quelques kilomètres pour rejoindre Rousset . Erreur en fait !! La fin va paraitre bien longue et un litre d'eau en plus n'aurait pas fait
de mal ... L'antenne où nous sommes passés ce matin est en vue, droit devant . Mais le passage sur le plateau de Cengle ne m'avais pas paru si long en début
d'épreuve . Ca devient un peu monotone . Sans m'en rendre compte je distance régulièrement Romain et doit presque m'arrêter pour le laisser revenir . Je surveille derrière que
personne ne nous rattrape, tout en continuant à encourager mon ami . J'ai presque mal pour lui tant il semble puiser dans ses dernières ressources . " Allez mon grand, courage !! Pense à
l'arrivée, il va y avoir plein de monde pour nous acceuillir !! " . Je pourrai aller plus vite mais je veux finir avec Romain . Je lui parle sans arrêt, le motive comme je peux mais je
suis inquiet car ça revient de l'arrière . "Combien il reste de kilomètres ?" m'interroge Romain . " 2 bornes mon gars! Allez !! " Mais au carrefour suivant, un dame, t-shirt
jaune de l'organisation nous indique qu'il reste un peu plus de 4 kilomètres !!! Merci pour lui !!! Je sens que mon pote va craquer ... Malgré tout on rattrape encore un gars, en train
de marcher, mais en me retournant je vois que nous sommes sous la menace d'un retour imminant . " Vas-y Yann ! Laisse moi où on va se faire bouffer " ...
Et là je ne sais pas ce qui me prend mais j'accélére ... Mon côté compétiteur, mis en sourdine depuis ce matin reprend le dessus ... Je sens bien que je ne pourrai pas tenir
comme ça bien longtemps mais il doit rester à peine 3 kilomètres et ça fait 47 bornes que je le la joue cool ... Je passe à proximité du camion Asics où se trouve Pascal Balducci, le coach
du Team . Il a suivi ma progression depuis ce matin et il me félicite au passage . C'est vrai que pour un gars qui n'a rien fait de l'hiver, qui reprend tout juste et qui ne voulait pas
faire plus de 20 bornes, je suis pas trop mal ...
A nouveau la planche sur la petite rivière puis le passage en sous bois, un dernier concurant à doubler et je pénètre dans les ruelles de Rousset . Je cours, je cours, je cours ...
jusqu'à l'arche d'arrivée que je franchis en 6h17'43", à une inespérée 28ème place .
Je retrouve Murielle qui est bien surprise de me voir déjà arriver ... Je me sens bien, presque frais malgré la chaleur ... Quelques minutes après Romain arrive en guerrier . Je
l'attends derrière la ligne et nous nous donnons une franche accolade . Que d'émotions !!
La fin de la journée est, encore et toujours, que pur bonheur . Je retrouve Hervé Giraud-Sauveur, arrivé un petit quart d'heure avant ...
Ca fait plaisir de se revoir ! On discute un moment puis je pars à la douche . Ca fait un bien fou et je vous raconte pas la quantité énorme de sel qui dégouline le long
du corps ... Avec Romain on en profite pour parler avec Seb Chaigneau, à poil dans les vestiaires !! En sortant Niko vient me voir et me félicite . C'est sympa mais c'est
quand même lui le grand bonhomme de la journée avec sa 2ème place derrière l'intouchable Ludo Pommeret .
On prend ensuite le repas à la table du Team Asics . Le meilleur repas d'après course jamais vu, c'est certain . Un buffet de crudités, des salades de pates,de riz et de lentilles, des
pois chiche, de la viande chaude, du fromage, des yaourts, des fruits, de la tarte aux pommes ... on se régale . Le Troll et le Sanglier nous rejoignent, l'ambiance
est vraiment sympa et on a envie que cela ne s'arrête jamais . On assiste à la remise des prix et après un petit verre de pétillant offert par le Dingo de Kikourou pour
son anniversaire nous reprenons la route du retour ...
Lisez aussi les récits de Romain, Niko, Pilou et du vainqueur du Trail de la Sainte Victoire (je vous préviens ça
va plus vite qu'avec moi ...)
Prochainement une analyse détaillée de la course ... Je crois qu'il y a pas mal de chose à tirer de cette journée, riche en promesses pour les prochaines échéances . Je vous
parlerai aussi du Trail Experience By Asics ...